Problème d’alcool : qui consulter et quand ?

Lorsque l’on a enfin pris conscience du grand danger auquel l’on s’expose en consommant de l’alcool de manière excessive et chronique, vient l’épouvante étape d’arrêter sa consommation. Bien  loin de ce qu’on pourrait s’imaginer, le sevrage alcoolique n’est pas du tout un processus simple. Entre la gestion du syndrome de sevrage et la lutte permanente contre une éventuelle rechute, il n’est pas toujours facile de s’affranchir des griffes de l’alcool. Heureusement, il existe un cortège d’acteurs, spécialistes de santé ou non, qui ont la possibilité d’aider chaque alcoolique à venir à bout de son problème. Voici une présentation on ne peut plus exhaustive de chacun d’eux.

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Un médecin généraliste

L’alcoolisme chronique constitue aujourd’hui un important problème de santé publique. Il cause chaque année, la mort de plus de trois millions de personnes dans le monde entier, et est la source de nombreux problèmes de santé qui affectent presque tous les systèmes de l’organisme. Même si certains patients savent diagnostiquer une probable intoxication alcoolique, il faut dire que telle n’est cependant pas la tendance générale. Autrement dit, l’alcool tue à petits coups certaines personnes sans qu’elles ne s’en aperçoivent. Aussi, existe-t-il d’autres qui ne savent pas en cas de problème d’alcool qui consulter !

Le médecin généraliste, le premier médecin auquel l’on a recours en cas de problèmes de santé, constitue dans la prise en charge de l’alcoolisme chronique, une sorte de pivot. En effet, il a une action déterminante à chaque étape du parcours thérapeutique de l’alcoolique et revêt en quelque sorte le manteau de coordonnateur des soins. Concrètement, il identifie un éventuel mésusage de l’alcool, en étudie l’impact sur le fonctionnement de l’organisme au moyen de certains tests, et oriente le patient en fonction des résultats de son examen.

Devant un cas d’usage à risque, il informe le patient sur les conséquences de sa conduite et initie un programme d’abstinence qu’il suit personnellement, en se faisant parfois aider d’un ou plusieurs partenaires de soins. Quand cet usage devient nocif, il  organise la prise en charge des dommages physiques et psychiques en étroite collaboration avec d’autres spécialistes. Et quand la dépendance est déjà présente, il sait orienter le sujet.

Même pour des personnes qui se seraient éventuellement auto-diagnostiquées, le recours en premier lieu au médecin généraliste s’impose, au risque de ne pas s’adresser au spécialiste qui convient et du coup, à biaiser la prise en charge. Ce dernier constitue donc le premier spécialiste auquel il faut s’adresser.

Un addictologue

L’addictologue entre en jeu lorsque le patient devient dépendant à la consommation de l’alcool. Il ne sait donc plus s’en passer et développe un ensemble de symptômes de gravité variable lorsqu’il est en manque. L’addictologue contribue donc à mettre en place une cure de désintoxication de même qu’un programme de prévention en vue d’éviter une éventuelle rechute. Il utilise pour arriver à ses fins, un sens élevé d’écoute. Sans juger son patient, il pose des questions pertinentes pour comprendre ses motivations. Très progressivement, il pousse ce dernier à prendre connaissance de son état et à faire des efforts pour se libérer de l’emprise de l’alcool.

Au cours de son intervention, l’addictologue s’occupe aussi bien des volets médicaux, psychologiques que sociaux. Autrement dit, il évalue et contribue au traitement des troubles consécutifs à l’usage abusif de l’alcool aussi bien sur la santé physique que mentale du sujet. Il  amène enfin son patient à reconnaître les risques de récidive et l’aide à les surmonter.

Un hypnotiseur

L’hypnose constitue également une technique très employée pour venir à bout de l’addiction à l’alcool, avec un taux de succès très encourageant. Elle n’intervient que lorsque le patient a été stabilisé (après un éventuel trouble physique), mais assez précocement quand même pour avoir des résultats probants. L’intervention de l’hypnotiseur vise principalement deux objectifs. Le premier consiste à ramener l’inconscient  vers son état d’avant la consommation excessive et régulière d’alcool en provoquant une régression du sujet. Ceci  permettra de remonter aux raisons qui lui ont fait perdre le contrôle de lui-même. Ainsi,  quand il sera désormais confronté aux mêmes situations, l’inconscient sera éduqué à agir autrement.

Le deuxième objectif consiste à apprendre au patient, comment se mettre lui-même en hypnose. De ce fait, il saura maîtriser ses pulsions quand elles apparaîtront. L’hypnothérapie s’est révélée en de nombreuses occasions, très efficace pour venir à bout de l’alcoolisme. La durée de la prise en charge varie cependant d’un patient à un autre.

L’institut ADIOS

L’institut ADIOS est un centre de prise en charge de diverses formes d’addiction, l’alcoolo-dépendance notamment. Présent dans 75 pays dans le monde entier, il a déjà réussi à sortir plus de 1500 personnes du piège de l’alcoolisme. Il a mis en œuvre en 2012, une méthode dénommée ADIOS qui constitue sa principale arme. En effet, il s’agit d’une technique non médicamenteuse basée sur l’hypnose, et combinant dix méthodes de mobilisation des ressources de l’inconscient du sujet qui permet de traiter le problème de l’addiction dans sa totalité. Elle présente l’avantage d’être non seulement efficace quelque soit le nombre d’années passées par le patient sous la domination de l’alcool, mais aussi de produire des résultats beaucoup plus rapidement que les autres techniques conventionnelles.

Un groupe d’entraide

Un groupe d’entraide peut également être proposé au patient alcoolique au tout début de de la thérapie individuelle dont il est d’ailleurs complémentaire. Ce genre de groupe présente la particularité de ne pas être administré par un professionnel. Ses membres sont plutôt suivis pas d’anciens alcooliques qui partagent avec eux, leur expérience et se rendent disponible pour une éventuelle préoccupation de ces derniers. L’avantage que présente ce moyen thérapeutique est qu’il met le sujet au contact de ses semblables et lui fait profiter des conseils de ces derniers de même que ceux des personnes qui étaient autrefois comme lui. Il a donc la preuve qu’il pourra un jour devenir libre s’il fait l’effort qu’il faut.

Un proche ou sa famille

L’entourage immédiat du patient peut fortement l’aider à venir à bout de son problème. Le sujet doit donc idéalement se faire accompagner tout le long de son itinéraire thérapeutique par un proche. Ce dernier pourra lui servir de guide, de confident et de réconfort. Pour que cet accompagnement se passe donc le mieux que possible, il doit choisir une personne avec laquelle il a beaucoup plus d’affinité, qui pourra l’aider sans le juger et qui prendra surtout son problème au sérieux.

Dernier conseil, ne pas rester seul

Rester seul lorsque l’on a des problèmes d’addiction à l’alcool est très contre-productif. Aucun résultat sérieux ne peut découler de cette manière de procéder. C’est au contraire le meilleur moyen d’échouer ou de faire des rechutes. En lieu et place, il vaut mieux solliciter l’aide des spécialistes et de ses proches, et de se faire accompagner autant que possible.

Ainsi, le problème d’addiction à l’alcool peut être résolu quelque soit le nombre d’années où l’on a été alcoolodépendant. Il suffit juste de se faire aider par un professionnel et son entourage.

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