COMMENT ARRÊTER DE FUMER ?

Comment arrêter de fumer ?

Souvent évoqué , rarement appliqué, le fait d’arrêter de fumer peut devenir un véritable parcours du combattant . Pourtant , cela reste la meilleure solution pour la préservation de sa santé et même bénéfique pour son entourage. Quelles sont les causes du tabagisme ? Comment faire pour arrêter le tabac ? Quelles sont les différentes méthodes ?

Qu’est-ce que le tabagisme ?

Le tabagisme désigne la consommation chronique de tabac considérée comme toxique pour le corps humain. D’un point de vue médical, il désigne une intoxication prononcée due à la surconsommation de tabac . Il se caractérise par le fumage d’une  cigarette , d’une pipe ou d’un cigare fabriqués  à partir de feuilles de tabac , une plante aromatique de la famille des Solanacées que l’on trouve principalement en Amérique Centrale et possédant un alcaloïde puissant : la nicotine , le tout couplé à des additifs chimiques cancérogènes . 

Problématique majeure des politiques de santé publique , l’Organisation Mondiale de la Santé classifie le tabagisme comme la première cause de décès évitable dans le monde  devant le sida  , le paludisme et la tuberculose réunis. Selon  les chiffres , 7,2 millions de personnes perdraient la vie chaque année à cause du tabac.    

Dans les faits , le tabagisme se manifeste par la combustion d’un cylindre de papier entourant des feuilles de tabac hachées et introduit dans la bouche par le biais d’un filtre en mousse. Cette action permet d’inhaler  de la fumée et de la dégager dans l’air ambiant. On parle de tabagisme actif . Une autre action consiste à humer la fumée issue de la consommation d’une cigarette consommée par un fumeur : c’est le tabagisme passif. 

Le tabagisme regroupe à la fois les consommateurs actifs de tabac , ceux qui allument et fument la cigarette, et les consommateurs passifs , ceux qui respirent simplement la fumée de la cigarette. Il comporte des risques pour l’organisme et sont la cause de nombreuses maladies respiratoires mais aussi de cancers . Des troubles sont également provoqués et le système immunitaire est frappé de plein fouet . 

Le tabagisme a longtemps été une tendance masculine avant qu’il ne touche les femmes à proportion à peu près égale. Il est très présent chez les adolescents, un quart des jeunes de 17 ans fument régulièrement ; mais aussi chez les adultes, près d’une personne sur deux entre 18 et 34 ans fume. L’âge moyen de la première cigarette en France est de 14 ans selon l’Observatoire des drogues et des toxicomanies. 

En France, près d’un quart de la population fume ce qui représente près de 15 millions de personnes,  la consommation moyenne est de 12,5 cigarettes par jour. Marqueur d’inégalités sociales , le tabagisme touche toutes les couches de la société mais à des degrés différents : les pauvres fument plus que les riches. Selon Santé Publique France, 37 % des plus démunis fument contre 20% des plus favorisés et 13% des fumeurs sont sans emploi. 

Malgré un secteur en perte de vitesse notamment à cause de la hausse du prix du paquet et des restrictions gouvernementales pour tenter d’endiguer ce fléau, le tabac représente une économie considérable pour l’Etat , le marché pèse près de 19 milliards d’euros pour l’année 2018 ( chiffres Statista).  

Les causes du tabagisme

La consommation de tabac étant une cause de maladies dangereuses , il est logique de se demander pourquoi autant de personnes se mettent à fumer . En dépit des risques et des coûts financiers qui en découlent , de nombreux facteurs peuvent expliquer les causes du tabagisme

D’un point de vue neurobiologique , c’est la dépendance à la nicotine , substance psychotrope contenue dans la feuille de tabac,  qui agit directement sur le cerveau et crée la sensation de dépendance. La nicotine va agir sur le système de récompense présent dans le système cérébral :  c’est un circuit du cerveau indispensable à la survie de l’être humain qui fournit la motivation nécessaire pour réaliser des actions telles que manger, boire ou éviter le danger. La nicotine atteint directement le cerveau et va démultiplier la sensation de plaisir qui va augmenter la libération de dopamine, neurotransmetteur surnommée “hormone du bonheur”.  Plus la libération de dopamine est prolifique , plus le cerveau va répéter les actions qui ont amené cette récompense :  le cerveau entre alors dans un cercle vicieux où il demande constamment la substance provoquant une récompense : le tabac. S’en priver provoquerait un sentiment de manque chez le consommateur.

 En fonction de l’âge et du métabolisme du consommateur , la dépendance est plus ou moins prononcée. Les jeunes personnes , en pleine croissance, seront plus vulnérables à la nicotine, leur cerveau va s’habituer à cette substance ce qui va compliquer l’arrêt du tabac.

D’autres facteurs notamment psycho-comportementaux entrent en jeu pour expliquer le phénomène de tabagisme . Le mimétisme par exemple , qui consiste à imiter le comportement d’un modèle en fait partie. Influencé par le cinéma, les parents ou simplement l’entourage , de nombreuses personnes se mettent à fumer pour faire “comme les autres”. 

L’adolescence , période marquée par la découverte de soi-même et du monde extérieur , est propice au début du tabagisme. Que ce soit pour tester de nouvelles expériences, transgresser les règles dû à l’âge rebelle ou bien imiter les “plus grands” , les jeunes se mettent à fumer leurs premières cigarettes par souci d’appartenance à un groupe ou par influence de l’entourage ,  puis vient le processus de dépendance. La première cigarette arrive en moyenne à l’âge de 14 ans. 

La facilité d’accès du produit  est également une raison pour  justifier le tabagisme . Produit légal que l’on peut trouver à peu près partout, le tabac est également présent sous différentes formes et sous différents goûts pour satisfaire un plus grand nombre . 

Cependant,  le tabagisme n’est pas à confondre avec le vapotage qui consiste à aspirer la vapeur d’une cigarette électronique dans le but d’arrêter de fumer. Bien que ça ne soit pas sans danger , la cigarette électronique reste moins nocive que la cigarette classique car elle ne comporte pas de monoxyde de carbone , substance hautement toxique pour le corps humain.  

 Les effets secondaires de la cigarette

Que ce soit à court ou à long terme , la consommation de tabac comporte des risques majeurs pour la santé. La cigarette comporte près de 7000 substances chimiques dont près de 70 sont considérées comme cancérogènes  . Lorsque le fumeur inhale de la fumée , celle-ci pénètre dans son organisme via les voies respiratoires et se propage dans tous les organes . Au-delà des maladies que cela engrange, le tabac altère d’autres parties du corps , ce sont les effets secondaires

À commencer par la peau , victime collatérale de l’exposition à la fumée de cigarette. Le tabac provoque un vieillissement prématuré de la peau notamment au niveau du visage  : rides , cernes et paupières tombantes. 

Le tabagisme est aussi dangereux que l’exposition aux UV solaires : la nicotine agit directement sur la régénération des cellules de la peau en modifiant l’activité des protéines, les métalloprotéinases; les fumeurs paraissent alors plus vieux que les non-fumeurs dû à l’altération de l’épiderme. 

Outre les plis du faciès , à cause de l’irritation des glandes sébacées, la nicotine favorise l’apparition de kystes (tumeur souvent bénigne formée de liquide ou de solide) et de maladies cutanées comme la couperose ou le psoriasis. De plus , le fait de garder une cigarette entre ses lèvres avec la fumée qui se dégage entraîne des dermatoses comme la kératose ou le carcinome . La cicatrisation est également plus lente chez les fumeurs en raison du flux d’oxygène réduit. 

Chez les femmes , on observe un dérèglement hormonal qui provoque une ménopause prématurée : les fumeuses sont ménopausées environ 5 ans avant les non-fumeuses. De plus , le tabac augmente le risque de maladies dites “féminines” : cancer du col de l’utérus, cancer du sein …

Chez les hommes , la cigarette ralentit la sécrétion de testostérone avec des effets considérables sur la virilité : troubles de l’érection, irritabilité , manque d’énergie musculaire.

Fumer nuit à la santé mais aussi à la beauté : en plus de la peau , ce sont aussi les cheveux qui sont endommagés à la suite d’ une consommation effrénée de tabac. En effet, le cheveu se nourrit du sang qui lui est transmis grâce à sa racine et lui permet de pousser et de se revitaliser. Or, si ce sang est composé de substances toxiques comme les composants de la cigarette, les effets se feront ressentir sur la santé de la chevelure : cheveux ternes, cassants, dévitalisés voire tombants. Dans les cas les plus sévères , le tabac peut provoquer une alopécie, c’est-à-dire une perte de cheveux relativement prononcée. 

Les méfaits du tabac sont également visibles à travers le sourire : les dents jaunes sont répandues chez les fumeurs. Le goudron décolore les dents et favorise l’apparition de tâches en dégradant l’émail , la partie extérieure de la dent qui assure la protection de la dentine. 

Un phénomène progressif et qui s’accélère si l’hygiène bucco-dentaire n’est pas au rendez-vous : consommation excessive de café , absence de brossage de dents, alimentation trop grasse, et provoque l’apparition de caries et de parodontites (inflammation des tissus de soutien de la dent comme la gencive ou les os).

 Il est répandu que les fumeurs ont souvent une mauvaise haleine : l’halitose. Lorsque le fumeur inhale de la fumée, sa bouche se dessèche et produit moins de salive, qui contribue à l’équilibre et à la protection de la cavité buccale , ce qui provoque la mauvaise haleine .  Cela entraîne une prolifération des bactéries responsables de l’odeur nauséabonde qui se dégage de la bouche. 

D’autres effets secondaires sont causés par le tabac : troubles du sommeil causés par le caractère excitant de la cigarette, carence en vitamines B et C voire altération de la mémoire, de l’audition et de la vision. 

 Les traitements pour arrêter de fumer

 Avec le progrès de la médecine et les nombreuses études réalisées sur le tabagisme , il existe de nombreuses façons de traiter le tabagisme et d’accompagner les fumeurs vers un arrêt progressif. En fonction du degré de dépendance et de la fréquence de consommation, plusieurs méthodes ont été façonnées pour avancer au mieux vers le processus de guérison. 

Le sevrage

Dans sa définition, le sevrage est la privation d’une substance qui peut être nocive ou non. Aujourd’hui , on emploie ce terme pour traiter la dépendance à un produit psychotrope comme la drogue, l’alcool ou le tabac. 

Dans les faits , le sevrage tabagique est l’arrêt pur et simple de la consommation de tabac afin de contrer le phénomène de dépendance . Cette méthode requiert des particularités et peut être frustrante pour le fumeur. Le sevrage tabagique dépend de la personne prise en charge : sa fréquence de consommation, son degré de dépendance , son mode de consommation , tels sont les paramètres pour diagnostiquer au mieux le consommateur et juger de la pertinence du sevrage.

Avant de commencer , il faut réaliser une évaluation de la dépendance notamment via le test de Fagerström pour connaître les habitudes de consommation du fumeur et ainsi calibrer au mieux le sevrage. En fonction du score obtenu après avoir répondu aux six questions , on peut statuer sur la dépendance du consommateur de tabac à travers trois niveaux : nulle , moyenne ou forte. 

En fonction du type de dépendance,  deux types de sevrage sont alors proposés avec des taux de réussite assez élevés : l’arrêt brutal ou l’arrêt progressif. L’arrêt brutal, comme le dit son nom , c’est la méthode radicale qui consiste à arrêter purement et simplement la cigarette de manière spontanée. Une manière assez forte qui impacte psychologiquement le fumeur, il doit arrêter sa consommation du jour au lendemain alors qu’il fume probablement depuis des années. Un bouleversement qui balaie les habitudes : plus de pause clope de la journée , que ce soit à la maison ou au travail, ni d’allumage de cigarette lors de moments conviviaux.

Cette méthode est néanmoins délicate car elle comporte des inconvénients : que le fumeur rechute. La dépendance au tabac permet de pallier un manque et d’abroger en quelque sorte “une souffrance”. Or, la privation de ce “remède” de manière spontanée entraîne de nombreux dérèglements notamment dans le cerveau qui n’obtient plus sa récompense habituelle. Un sacrifice pour certains qui voyaient dans le tabac un refuge. 

Mais les avantages ne sont que bénéfiques pour la santé  : après quelques moments déstabilisants  , les effets se feront ressentir au bout de quelques heures seulement. Le corps élimine peu à peu les toxines présents dans le corps, nicotine et monoxyde de carbone disparaissent 24 heures après la dernière cigarette, l’oxygénation des cellules redevient normale;  le souffle , l’odorat et le goût s’améliorent quand la toux et la fatigue s’amenuisent au bout de 3 mois.  

De l’autre côté , il y a l’arrêt progressif qui consiste à diminuer petit à petit sa consommation de cigarette : 10 cigarettes par jour puis 5 puis 2 puis aucune. Le but est de se diriger progressivement vers un arrêt définitif sans bouleverser complètement ses habitudes. Pour éviter la manière brutale et replonger quelques semaines plus tard, la méthode progressive permet un  arrêt dans la durée. Pour éviter la colère , la dépression mais aussi l’augmentation de l’appétit et donc la prise de poids , le sevrage par étape est une alternative au sevrage stricte avec des résultats au rendez-vous. Ici , on apprend à changer doucement d’habitudes et de ne pas ressentir le sentiment de manque immédiatement. Pour cela , il faut commencer par se fixer des objectifs simples et atteignables, inscrits dans le temps pour obtenir des résultats. Le sevrage progressif peut s’accompagner de substituts nicotiniques , de gommes et comprimés pour aller tout doucement vers  l’arrêt définitif .

Néanmoins , le sevrage peut être redouté par les fumeurs , il comporte certains effets secondaires. Il peut être utile de se faire aider par un spécialiste qui utilise plusieurs méthodes pour accompagner le processus de sevrage comme  l’hypnose médicale ou les substituts nicotiniques. 

L’hypnose

L’hypnose est une des techniques les plus répandues pour aider à arrêter le tabac.  À ne pas confondre avec l’hypnose de spectacle où on demande au sujet de faire ce qu’il ne souhaite pas forcément. L’hypnose médicale est dirigée par un hypnothérapeute en général et séduit de plus en plus de fumeurs pour stopper sa consommation. Pour se faire, l’hypnose repose sur le mécanisme de la suggestion afin de modifier la perception du patient vis-à-vis du tabac. 

En s’appuyant sur les idées que se fait le fumeur sur la cigarette comme les croyances , les apports et les habitudes, l’hypnothérapeute va tenter de faire changer le discours du patient et lui redonner goût à la liberté. En modifiant les idées reçues , comme par exemple “la cigarette m’aide à gérer le stress et me fait prendre du plaisir” , l’hypnose va permettre de briser ce sentiment et faire ressentir du dégoût vis-à-vis du tabac en mettant en avant l’empoisonnement que cela génère pour le corps.

En somme , l’hypnose permet de faire grossir la volonté du fumeur d’arrêter qui, bien qu’il soit conscient des effets néfastes, s’adonne à la consommation de tabac. L’efficacité de cette technique est visible au bout de quelques séances et a un taux de réussite honorable . Elle serait même plus efficace que les substituts nicotiniques. Cependant , il faut veiller à poursuivre les conseils dictés par son médecin pour accroître les chances de guérison. 

Considéré comme une alternative à la cigarette , le substitut nicotinique sert à arrêter de fumer tout en délivrant de la nicotine dans le sang , molécule responsable de la dépendance tabagique, pendant le processus de sevrage tabagique. Il existe 5 types de substituts nicotiniques : 

  • le patch : il se fixe directement sur la peau et  diffuse la nicotine tout au long de la journée sans avoir à y penser de manière régulière 
  • la gomme à mâcher, idéale pour compenser le manque de tabac et solliciter la mastication pour détourner l’envie de fumer , elle permet également de diminuer le stress lié à l’arrêt de la cigarette
  • le comprimé et la pastille à sucer, action rapide et discrète qui permet d’occuper la bouche et d’oublier l’envie de fumer et diffuser la nicotine dans la bouche
  • l’inhalateur, idéal pour conserver la gestuelle du fumeur et diffuser la nicotine vers les vaisseaux sanguins et le cerveau 
  • le spray buccal, pulvérisation aromatique qui diffuse rapidement la nicotine dans la bouche et fait passer l’envie de fumer 

 Ces substituts ont l’avantage de s’appliquer de différentes manières, par absorption cutanée ou buccale,  et contiennent tous de la nicotine qui va permettre d’atténuer les symptômes du sevrage. 

Ce sont des médicaments , il faut donc prendre ses précautions et ne pas en abuser sous peine de voir son sevrage troublé. Disponibles en pharmacie sans ordonnance, ils ne suppriment pas les envies d’allumer une cigarette au cours de la journée  mais la diminuent fortement. 

Un nouveau substitut nicotinique arrivé sur le marché depuis plus de 10 ans séduit de plus en plus les fumeurs désireux d’arrêter le tabac :  la cigarette électronique  . Idéale pour accompagner l’arrêt progressif de la cigarette , ce générateur d’aérosol à la même forme et la même taille qu’une cigarette classique et nécessite les mêmes gestes : positionner l’appareil entre ses lèvres , inspirer la vapeur et la rejeter dans l’air . Son avantage réside dans le fait qu’elle procure les mêmes sensations qu’une cigarette classique et diffuse de la nicotine sans les substances toxiques du tabac (monoxyde de carbone , goudron). 

Cette technologie a tout d’une révolution : elle permet de faire des économies ,  l’odeur est agréable (possibilité de choisir le goût) et ne s’agrippe pas aux vêtements et la vapeur s’évapore rapidement. Bien que la cigarette électronique soit moins nocive que la cigarette classique, les scientifiques émettent quelques réserves . Les études ne montrent pas encore d’effets indésirables sur le long terme mais l’irritation des produits chimiques contenus dans les liquides sur le corps humain ne sont pas à négliger. Il est très probable qu’un ex-fumeur devienne dépendant en raison de la présence de nicotine mais la cigarette électronique  reste une solution préférable pour remplacer la cigarette. 

Le patch nicotine

Le patch nicotine

Substitut nicotinique le plus répandu auprès des fumeurs , le patch ou timbre nicotine à la forme d’un “gros pansement” qui se colle directement sur la peau du matin au soir pour diffuser de la nicotine de manière constante et progressive . C’est un allié idéal pour la désaccoutumance progressive. Le patch nicotine va atténuer et soulager les symptômes de manque ce qui facilite le sevrage tabagique en traitant la dépendance physique. 

La dose de nicotine contenue dans le patch est toutefois modulable : elle dépend du degré de dépendance et est amenée à diminuer progressivement afin de s’en défaire petit à petit. 

La différence avec la nicotine de la cigarette classique et celle présente dans un patch est dans la vitesse de diffusion : celle du substitut nicotinique parcourt lentement le sang et le cerveau contrairement à celle de la cigarette qui a un effet de shoot provoquant la dépendance. Reconnu efficace par les médecins  pour faciliter l’arrêt du tabac , le patch est combinable avec d’autres substituts comme la gomme ou le comprimé. Le traitement s’étale de 8 à 12 semaines à raison d’un patch par jour à disposer sur une peau sèche sans poils.  

Cependant , il comporte quelques effets indésirables : au contact direct de la peau , certaines irritations peuvent avoir lieu et entraîner des rougeurs et des démangeaisons mais disparaissent après le retrait du patch. Aussi le patch 24 heures peut perturber le sommeil au début du sevrage mais des astuces existent pour surmonter ces effets secondaires

L’homéopathie

Soigner le mal par le mal , c’est le credo de l’homéopathie. Médecine douce et naturelle , l’homéopathie est une bonne alternative aux substituts nicotiniques : elle  se base sur le fait qu’une substance qui déclenche une maladie chez une personne en bonne santé peut être la source de sa guérison. Cette technique , assez controversée, permet de stimuler le corps pour qu’il se soigne lui-même et agit principalement sur les symptômes liés au sevrage tabagique . En effet , la période d’arrêt peut être source d’angoisse et de dépression pour les fumeurs qui voient leur quotidien chamboulé , l’homéopathie va permettre de mieux supporter ces symptômes : c’est un soutien plus qu’une méthode et va  Les fumeurs la privilégient notamment suite à des méthodes précédentes qui n’ont pas eu l’effet escompté. 

Selon les scientifiques , elle agit comme effet placebo , c’est-à-dire qu’elle joue sur les mécanismes psychologiques du patient pour l’aider à surmonter ses maux. Dans les faits , l’homéopathie fonctionne par infinitésimalité , c’est-à-dire que la substance toxique est présente en quantité infime dans les médicaments grâce à une dilution qui va permettre de la faire disparaître petit à petit. 4 remèdes en particulier appliquent ce principe pour soutenir le sevrage tabagique : 

  • Tabacum :  granules ou ampoules buvables qui diminuent l’envie de fumer et la dépendance
  • Caladium : granules ou gouttes buvables pour traiter l’accoutumance des fumeurs et les bronchites chroniques
  • Nux Vomica : granules qui agissent contre le stress lié au sevrage tabagique 
  • Staphysagria : granules ou solutions buvables qui vont atténuer la frustration de ne pas fumer 

L’ acupuncture

L'acupuncture

Ses bienfaits sur la santé sont très connus et la méthode a le vent en poupe : l’acupuncture séduit de plus en plus de fumeurs désireux d’arrêter . Issue de la médecine traditionnelle chinoise , l’acupuncture consiste à stimuler l’épiderme via les points d’acupuncture à l’aide de fines aiguilles en général pour fluidifier la circulation d’énergie dans le corps.  Les spécialistes et les ex-fumeurs ayant essayé la méthode s’accordent à dire que c’est une technique complémentaire efficace pour contrer le phénomène de dépendance.

Au-delà des effets connexes et de l’absence d’effets secondaires , l’acupuncture aide les fumeurs à déstresser et sortir de leur anxiété. L’envie de fumer et l’agressivité sont également diminuées . La circulation des flux d’énergie via la stimulation de la peau permet de détendre le corps et de le détoxifier. Certains points notamment participent particulièrement à la guérison : c’est le cas du Tim Mee . Situé près du poignet, ce point , une fois stimulé, altère la perception du goût du tabac et permet de dégoûter les patients de la cigarette.  

Les plantes naturelles

Les plantes naturelles

Les remèdes naturels pour contrer une maladie sont légions. Et la dépendance au tabac ne fait pas exception. Les plantes médicinales sont des alternatives efficaces pour arrêter de fumer. Riches en substances végétales actives , elles permettent de contrer les effets liés au sevrage tabagique : anxiété, insomnie, dépression. Plusieurs plantes existent  aux effets divers et variés : 

  • la lobélie enflée dont les propriétés médicinales permettent de détendre les muscles des bronches et exerce sur le cerveau des effets similaires à la nicotine sans la sensation de dépendance 
  • la stevia , chrysanthème qui bloque les signaux du cerveau et inhibe l’envie de fumer 
  • le millepertuis , qui aide à la régulation de l’humeur et accroît la motivation
  • la verveine dont les principes actifs ont un effet relaxant sur le système nerveux 
  • le griffonia , petite plante qui régénère les neurotransmetteurs aux actions anti-dépressives
  • la valériane qui agit également sur le système nerveux en améliorant la qualité de sommeil tout en réduisant la nervosité des fumeurs

Les médicaments

Les médicaments ont toujours été le meilleur allié pour contrer une maladie et le tabagisme ne déroge pas à la règle. La prise en charge des fumeurs s’améliorent au fil du temps avec des traitements de plus en plus efficaces. Outre les substituts nicotiniques disponibles sans ordonnance , il existe deux remèdes qui requièrent une ordonnance : le bupropion et la varénicline. 

 Le Bupropion , commercialisé sous le nom de Zyban, est un antidépresseur prescrit dans le cadre du sevrage tabagique pour calmer les envies de fumer et compenser le déficit de dopamine lié à l’arrêt du tabac. Ces bénéfices pour les fumeurs sont perceptibles: réduction des symptômes de manque, limitation de la prise de poids et augmentation des chances d’abstinence sur le long terme.  Les effets secondaires sont cependant notables: insomnie , troubles digestifs , éruption cutanée, démangeaisons et réactions allergiques. 

Pour éviter cette contrepartie , le Bupropion s’adresse particulièrement aux  personnes qui ne tolèrent pas  les substituts nicotiniques ou celles qui ont  vécu des dépressions . La Varénicline , connue sous le nom de Champix, est un autre médicament efficace contre le tabagisme . Elle se lie aux récepteurs nicotiniques pour soulager les symptômes de manque et inhiber le plaisir de fumer. Alternative aux substituts nicotiniques , la Varénicline est considérée comme le traitement le plus efficace contre le tabac par rapport au Bupropion ou patch nicotinique. Toutefois , il ne faut pas négliger les effets secondaires: maux de têtes, nausées, insomnie. Même s’ il n’existe pas de pilule miracle pour arrêter de fumer du jour au lendemain, ces deux médicaments peuvent accroître fortement les possibilités d’abandon du tabac.

Les autres méthodes contre le tabagisme

Au-delà des techniques traditionnelles , les progrès de la science ont démontré qu’il existait des méthodes plus douces pour aider les fumeurs à arrêter la cigarette. C’est le cas de l’isothérapie. Faisant partie de l’homéopathie, l’isothérapie consiste à donner au fumeur une dilution homéopathique à partir d’un reste de cigarette pour enlever l’envie de fumer . 

La sophrologie est également utilisée dans le processus d’arrêt du tabac. Méthode thérapeutique reliant le corps à l’esprit, la sophrologie combat l’envie de fumer par des phases de relaxation , de respiration et de visualisation en plusieurs séances grâce à des exercices basés sur la conscience.   

Une autre méthode, d’apparat révolutionnaire, fait partie des solutions du moment  à envisager . Le laser anti-tabac fonctionne comme l’acupuncture : il va s’appliquer sur les points responsables de la dépendance (visage, mains, doigts)  et stimuler les points nerveux par micro-vibrations pour stopper l’envie de fumer . Son avantage réside dans le fait qu’elle ne comporte pas d’effets indésirables. 

Toujours dans l’univers des technologies , le paquet de cigarettes connecté permet de contrôler la consommation de cigarettes. Relié au téléphone , le paquet enregistre un objectif de cigarette par journée et délivre le nombre en question au consommateur grâce à un système d’empreintes digitales. Dès que le nombre de cigarettes du jour à été délivré, le paquet se verrouille jusqu’au lendemain.  

Les bénéfices à arrêter de fumer

 Lorsqu’un fumeur arrête de fumer , il ressent des manques et broie du noir par moment. Mais les conséquences d’un comportement d’un tel “sacrifice” ne sont que bénéfiques pour le fumeur mais aussi l’entourage. Que ce soit quelques minutes après la dernière cigarette ou bien quelques heures, les bénéfices liés à l’arrêt du tabac se font ressentir. Après quelques heures :

  •  la fréquence cardiaque et la tension artérielle redeviennent normale
  • l’oxygénation des cellules est régulé 
  • le monoxyde de carbone et la nicotine sont éliminées de l’organisme
  • l’odorat et le goût reviennent
  • la respiration s’améliore et l’énergie augmente

Après quelques semaines , le système immunitaire combat les virus aussi efficacement que la normale et le risque de  maladies cardiovasculaires est bien moins probable. Outre les bienfaits pour la santé , l’arrêt de la cigarette permet de faire des économies considérables : l’argent utilisé au préalable pour l’achat de tabac peut servir à d’autres usages. L’entourage est également gagnant : il n’a plus à subir la fumée dégagée par la cigarette.

Les risques et les maladies liés au tabac

Ce n’est un secret pour personne, le tabagisme est à l’origine de nombreuses risques et maladies. Responsable de près de 13% des décès en France , près d’un fumeur sur deux meurt des causes du tabagisme. La fatigue , l’essoufflement , la toux, la diminution de l’appétit , tels sont les différents symptômes ressentis par les fumeurs. Parmi les 4000 substances présentes dans la cigarette, au moins 50 sont classées comme cancérigènes. La plus connue de toutes est le cancer du poumon dont l’espérance de vie ne dépasse pas 16 mois après la survenue des premiers symptômes. Le cancer de la vessie est également une maladie répandue chez les fumeurs excessifs et impacte fortement l’appareil urinaire.  En outre , de nombreux autres cancers dus au tabagisme existent : col de l’utérus , pancréas, foie, estomac mais aussi cancer de la gorge ou de la bouche. Les maladies respiratoires telles que les BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) altèrent les bronches et impactent fortement les capacités respiratoires. Deux maladies sont particulièrement connues : la bronchite et l’emphysème. 

Le tabagisme a aussi pour conséquence d’aggraver un état asthmatique déjà existant. D’autres pathologies cardiovasculaires sont causées par le tabagisme : l’insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde, thrombose et accidents cardiovasculaires. 

Outre les maladies , les risques pour son organisme ne sont pas à négliger . La consommation de tabac fragilise la structure osseuse du corps humain et le système immunitaire est affaibli . La sexualité est fortement impactée : troubles de l’érection chez l’homme, lubrification génitale diminuée chez la femme. Quant aux femmes enceintes , le tabagisme perturbe le développement du fœtus et multiplie le risque de fausse couche .  

Arrêter de fumer ressemble à un véritable parcours du combattant . Beaucoup de fumeurs pensent qu’il est trop tard pour cesser la consommation du tabac alors que c’est toujours une bonne chose au vu des effets positifs que cela engrange. Les mesures prises par les autorités publiques mais aussi les progrès de la science et de la technologie permettent de contrer au mieux le tabagisme.

Les questions les plus fréquentes

Je fume occasionnellement, est-ce dangereux pour ma santé ?

Le risque du tabagisme est proportionnel à la dose de cigarettes consommées par le fumeur , fumer occasionnellement aura donc des répercussions moindres sur la santé. En revanche , le risque encouru est de devenir dépendant avec les dangers qui vont avec.

Je souhaite arrêter de fumer mais je ne sais pas à qui m’adresser. Que dois-je faire ?

Si vous souhaitez arrêter de fumer , dans un premier temps , adressez-vous à votre médecin traitant qui vous redirigera vers un spécialiste pour vous accompagner au mieux (tabacologue, addictologue, psychologue). Rendez-vous également sur le site tabac-info-service.fr .

Je ressens des manques pendant mon sevrage, puis-je fumer une cigarette de temps en temps ?

Il est déconseillé de prendre cette habitude qui pourrait dériver vers une rechute. Pour éviter cela , vous pouvez essayer les substituts nicotiniques (disponible en pharmacie sans ordonnance) qui vous feront passer l’envie de fumer.