Qu’est-ce que le craving alcool ?

Dans un monde où se multiplient sans cesse les plaisirs, il est de plus en plus fréquent de voir des déviances. Il est ainsi devenu monnaie courante d’être assujetti à une addiction. Cela peut concerner plusieurs domaines comme le sexe, l’alcool, les drogues, le tabac, les écrans, les jeux, le sucre, etc.

C’est le cas de l’alcool. En effet, on parle aujourd’hui de « craving alcool ». L’anglicisme « craving » renvoie à un désir, une envie insatiable, un besoin compulsif. Ce terme est généralement utilisé pour désigner une pulsion incontrôlable dirigée vers la consommation de l’alcool.

Conscient des dangers de l’alcoolisme sur la santé, des conseils et astuces pour arrêter de boire sont mis à la dispositions de tous pour freiner les conséquences de l’alcoolisme.

Certains auteurs s’accordent à dire que ce phénomène n’est pas forcément inhérent à l’addiction mais peut être considéré comme un indicateur de celle-ci. Il s’agit donc de l’envie viscérale et violente de boire une boisson alcoolisée à un moment donné.

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Les causes du « craving alcool»

Il faudrait préciser que ce phénomène atteint les dépendants à l’alcool et ceux qui tentent d’arrêter avec la consommation de cette substance.

Ainsi, après une période d’abstinence plus ou moins longue, l’individu concerné peut se retrouver fortement tenté. Il existe donc une multitude de causes.

En effet, le craving sera très souvent la réponse de l’organisme de l’individu concerné à un stimulus interne et/ou externe. Il peut ainsi s’agir de stimuli causés par des facteurs externes :

  • sensations liées aux sens : la vue de bouteilles d’alcool

  • des publicités

  • des odeurs rappelant la sensation de boire

Cette irrésistible envie de boire de l’alcool peut en outre être exacerbée par des traumatismes, le stress, des prédispositions génétiques, qui font partie des facteurs internes.

Toutefois, les causes ont des origines plus profondes. Les psychologues ont ainsi pu établir des modèles décrivant le fonctionnement physiologique et psychologique d’un individu soumis à ce phénomène.

Il existe en général deux grands groupes de modèles, le modèle dit de conditionnement et le modèle cognitif et dans une certaine mesure le modèle neuro-adaptatif.

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Le modèle de conditionnement : ici, suite à une consommation continue d’alcool, l’individu finit par établir des liens entre certains objets, places, lieux, personnes, des odeurs et l’alcool. Ainsi, il put s’agir de son bar préféré, des bouteilles d’alcool ou même de son meilleur ami.

Quoi qu’il en soit, ces éléments deviennent progressivement liés aux sensations que procure l’alcool, et deviennent en mesure de la provoquer sans alcool du tout.

À ce moment, le sujet est en proie à une terrible envie d’alcool soit pour ressentir effectivement cette sensation plaisante due à la consommation, soit pour éviter le malaise qu’il pourrait ressentir dû au refus d’en consommer.

Le modèle cognitif : il est lié à de nombreux processus cognitifs. Il peut s’agir en effet, de l’espérance du sujet, de ressentir un certain soulagement après la consommation d’alcool.

Ainsi, s’il est d’humeur morose, l’anticipation de l’amélioration de celle-ci le conduit souvent à l’envie insatiable d’alcool. Ces processus peuvent aussi s’appuyer sur la capacité que le sujet croit avoir, à résister à l’alcool.

De plus, les modèles cognitifs liés à la consommation d’alcool sont plus faciles à mettre en place que ceux qui permettent de s’en abstenir. Il sera donc plus facile de tendre le bras vers une bouteille d’alcool que de penser à s’éloigner de la source tentatrice.

Cette dernière manœuvre demande au cerveau plus d’efforts et de concentration contrairement à la première.

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Le modèle neuro-adaptatif : certains scientifiques ont démontré que la présence prolongée de l’alcool dans le corps d’un individu entraine des changements physiologiques. Le corps humain, toutes choses étant égales par ailleurs, cherchera toujours à maintenir un certain équilibre.

De ce fait, les cellules et organes du corps dont le cerveau, adaptent leur fonctionnement à la présence régulière d’alcool. Cet état peut conduire à un autre que l’on peut qualifier de « souvenir ou mémoire de récompense » (« Reward memory »). En effet, la sensation de bien-être après avoir pris de l’alcool est due à des médiateurs chimiques tels la dopamine.

Lors d’une abstinence prolongée, des situations ou des stimuli précédemment associés à la consommation d’alcool peuvent activer la mémoire de récompense (dopamine et autres opioïdes), induisant ainsi également le besoin impérieux.

La soif, à son tour, peut entraîner une rechute à boire. Le stress, qui, au niveau chimique, est médié par le neurotransmetteur sérotonine, peut améliorer la neuro-adaptation et déclencher la mémoire de récompense.

Les Symptômes

Ces derniers sont assez faciles à discerner pourvu qu’on y fasse un peu attention. On peut citer entre autres :

  • Des attitudes et des comportements liés au manque ;

  • Le désir toujours puissant et compulsif de consommer de l’alcool ;

  • L’envie de boire toujours plus (le binge drinking)

  • Des troubles presque obsessionnels liés à la consommation de boissons alcoolisées

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Comment stopper le craving alcoolique

En outre, lorsque l’on ressent cette envie irrésistible de boire à cause de tels facteurs, il est nécessaire de se poser certaines questions : ce/ces verres d’alcool résoudront-ils mes problèmes ? Quelle sera la suite après avoir pris un ou deux verres ? M’arrêterai-je là ? Quelle sera mon état le lendemain ? Des questions clichées mais qui fonctionnent si on s’y adonne sincèrement.

En dernier recours, il existe des produits de synthèse permettant la diminution des quantités d’alcool consommées (Le nalméfène, le baclofène, la naltrexone) ou pour rester abstinent (L’acamprosate, le disulfirame, l’oxybate de sodium). Il est nécessaire de consulter un médecin pour alcoolique avant de prendre ces médicaments car les effets secondaires peuvent s’avérer indésirables.

Quelques astuces pour passer l’envie de boire l’alcool

  • Ne pas étancher sa soif avec de l’alcool :

Lorsque vous avez soif, buvez de tout sauf d’une boisson alcoolisée. Il est également conseillé d’utiliser de l’eau gazeuse.

L’ajouter aux boissons alcoolisées permettrait de réduire leur consommation. Cela serait dû aux bulles de l’eau qui donnent une impression de satiété.

  • Eloignez-vous de la tentation :

Comme mentionné précédemment, si certains éléments inhérents à vos routines quotidiennes sont susceptibles de vous faire rechuter, il faudrait vous en débarrasser.

Si par exemple, votre trajet de retour comprend des lieux de consommation d’alcool, vous pouvez changer ce dernier.

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  • Trouver des alternatives :

Ainsi, si vous avez pris l’habitude de prendre un verre après le travail, remplacez ce dernier par un autre produit. Il peut s’agir d’un jus de fruits naturel, d’une pâtisserie et même d’une confiserie.

Il est toutefois important que ce produit provoque une sensation de bien-être qui sera en mesure de remplacer celle de l’alcool sur le long terme. Ceci étant dit, si vous vous en sentez capables, vous pouvez faire un footing à la place par exemple.

  • Prendre une douche très chaude puis une très froide :

cette astuce serait très efficace pour enrayer votre envie en vous vidant la tête. Ces douches vous permettront de faire le vide dans votre esprit.

  • Appeler une personne de confiance :

Cela peut aider à s’épancher sur les causes profondes qui vous poussent à boire.

Si vous avez des difficultés à aborder votre problème d’alcool avec un proche, vous pouvez le faire de façon anonyme en composant le numéro vert pour les alcooliques. C’est une assistance qui aide les personnes à arrêter l’alcool.

  • Si la tentation est trop forte, fixez vous des limites :

Accordez-vous un nombre maximum de verres par jour, ou encore décidez-vous à boire que le weekend. Pour cela, tenir un agenda pourrait vous être utile.

  • L’hypnose peut également vous aider à sortir de votre addiction :

Cette pratique étant pratiquée par l’Institut Adios, vous pouvez faire appel à nous en cas de renseignement ou d’accompagnement.

Que propose l’institut ADIOS en matière d’aide ?

L’institut ADIOS propose une combinaison de techniques de thérapie brève destinée à désactiver tous ces mauvais souvenirs chargés émotionnellement.

Surtout que bien souvent un traumatisme réactive une chaîne de blessures dont l’origine se trouve dans l’enfance.

Les techniques de la méthode ADIOS permettent de traiter la souffrance.

Le programme travaille aussi avec la personne sur ses objectifs, tout ce qui lui tient à cœur de réaliser et que l’alcool freine. C’est grâce à cette motivation que la personne trouvera toutes les ressources nécessaires pour se libérer et aller vers le changement.

Les questions les plus fréquentes

Que sont les causes profondes qui poussent les personnes à boire ?

Qu’est-ce qu’un traumatisme ?

Un événement douloureux, un choc émotionnel ou plusieurs dans notre vie, relevant bien souvent de la coupure : deuils, rupture, perte, séparation, rupture… etc.

Un événement qui ébranle tellement la personne qu’elle a du mal à le traverser, à le digérer. Trop d’émotions, de pensées en boucle, de tensions, de sensations désagréables, lourdes… etc.

Etes vous réellement dépendant ?

Pour savoir si vous êtes vraiment dépandant nous vous proposons un quiz de quelques minutes.

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