« Arrêter de boire »… N’est-ce qu’une injonction liberticide ? Si la question mérite d’être posée, c’est que la consommation d’alcool est polymorphe. Elle interpelle différemment chaque catégorie de consommateurs, de ceux qui ne boivent qu’occasionnellement, à ceux pour qui la consommation est plus régulière, voire systématique, ce qui est encore différent de l’alcoolisme. Aussi, quel que soit notre positionnement sur cette échelle, la question demeure : « Comment arrêter de boire ? » Peut-on y parvenir seul ? Quels sont les traitements disponibles ? Existe-t-il des remèdes naturels ? Que dire des cures et du sevrage ? Quelle est la place de l’hypnose pour arrêter de boire ?

Et puisque le combat requiert tant d’énergie, quelles raisons positives a-t-on d’arrêter de boire ? Quels sont les bienfaits à en retirer, sur le plan physique, mais aussi sur sa santé mentale. Autant de sujets à aborder avec une totale bienveillance.

Auparavant, on voyait beaucoup cela dans nos campagnes. Nos grands-parents avaient des petits chiens, genre ratier, auquel ils avaient appris à se dresser sur leurs pattes arrière et à faire deux ou trois tours de danse. Si le chien se prêtait à ce petit jeu pas très naturel, c’est qu’il savait qu’il recevrait un morceau de sucre en gratification. S’il vous a pris l’envie de faire faire subir la même chose à ce pauvre petit chien, mais sans lui donner aucune gratification, il y a fort à parier que vous l’avez très vite démotivé et qu’il a préféré repartir dans sa niche.

Les scientifiques connaissent bien le sujet et appelle cela la motivation positive. Elle fonctionne très bien chez les animaux à qui on impose d’accomplir certaines tâches. Seulement voilà, s’il existe une motivation positive, il en existe aussi une autre dite négative. La NASA, par exemple, a d’abord utilisé la motivation négative lorsqu’il s’agissait de préparer des chimpanzés à partir dans l’espace. Lorsqu’ils n’accomplissaient pas convenablement un certain geste, ils recevaient une décharge électrique assez faible mais suffisamment désagréable pour les rappeler à l’ordre. Il est apparu que cette méthode exerçait sur ces individus une pression telle qu’elle était de nature à les démotiver en raison de son lien avec l’échec.

On a alors privilégié la motivation positive parce qu’on s’est aperçu qu’un animal était toujours plus enclin à faire ce qu’on lui demande, lorsqu’il sait qu’il obtiendra une récompense. Si ce constat est vrai chez les animaux, il fonctionne aussi très bien sur l’homme. Une différence notoire existe toutefois, car pour l’homme la récompense n’est pas forcément matérielle, comme peuvent l’être une prime ou une augmentation de salaire dans le monde du travail. La gratification peut être liée à une valorisation du poste de travail ou du titre qui s’y rattache. Les deux engendrent une plus grande estime de soi, source de motivation qui fonctionne bien chez les humains.

Fort de ces expériences et des vérités qu’elles ont permis d’établir, laissez-moi revenir sur le titre de l’article : « Arrêt alcool : comment arrêter de boire ? » Ne revient-il pas à retenter l’expérience consistant à faire tourner le petit chien sur ses pattes sans lui donner le carré de sucre auquel il estime avoir droit ? N’est-ce pas une incitation à la motivation négative ?

En effet, si je vous dis : « Arrêt alcool : comment arrêter de boire ?», cette injonction ne sonne-t-elle pas à vos oreilles comme raisonneraient les mots « brimade », « privation de liberté », « punition » ?

L’alcool est tout de même synonyme de réjouissance et de récompense pour les efforts fournis. Même l’Ancien testament de la Bible associe le vin à la joie ! Alors si nous n’établissons pas une base de raisonnement qui donne une bonne place à une motivation positive, je risque très vitre d’en venir à « prêcher dans le désert ».

Il faut donc organiser notre analyse pour savoir quels comportements en rapport avec l’alcool sont visés.

  • 1°) Quel type de consommation d’alcool pose problème ?

  • 2°) Comment s’y prendre pour arrêter l’alcool ?

  • 3°) Quels sont les effets liés à l’arrêt de l’alcool ?

Quel type de consommation d’alcool pose problème ?

Arret alcool

l’occasion d’un reportage sur France 3, Henri Hermini a donné son témoignage. Il raconte : « J’avais trop bu, 0,66 grammes d’alcool, c’est quoi, l’équivalent de deux bières. Ce n’est pas beaucoup, mais ça a suffi pour que je tue mes amis. Je roulais à 70 km/h au lieu de 50.

Cette histoire m’a tatoué à vie. Je suis coupable, il y en a tellement qui vont devant les tribunaux et disent : ‘Oh je n’ai pas fait exprès. Oh ce n’est pas de ma faute, ce n’était qu’un accident’. Certes, ce n’était qu’un accident, je n’ai pas voulu leur mort, mais en tout cas je n’ai pas fait ce qu’il fallait pour l’éviter. C’est difficile et en même temps, j’ai eu cet accident et je dois l’assumer »,

Il a perdu trois de ses amis d’enfance dans l’accident. En ce qui le concerne, il est resté un mois dans le coma. Il a passé l’année suivante dans une fauteuil roulant. Aujourd’hui, il ressent toujours des séquelles physiques… Mais ses blessures psychologiques sont bien pires. Il concluait son intervention par ces mots : « Aujourd’hui j’aime la vie, mais je n’aime pas ma vie. »

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