COMMENT ARRETER DE BOIRE DE L’ALCOOL ?

Comment arrêter de boire ?

« Arrêter de boire »… N’est-ce qu’une injonction liberticide ? Si la question mérite d’être posée c’est que la consommation d’alcool est polymorphe. Elle interpelle différemment chaque catégorie de consommateurs, de ceux qui ne boivent qu’occasionnellement, à ceux pour qui la consommation est plus régulière, voire systématique, ce qui est encre différent de l’alcoolisme. Aussi, quelle que soit notre positionnement sur cette échelle, la question demeure : « Comment arrêter de boire ? » Peut-on y parvenir seul ? Quels sont les traitements disponibles ? Existe-t-il des remèdes naturels ? Que dire des cures et du sevrage ? Quelle est la place de l’hypnose pour arrêter de boire ?

Et puisque le combat requiert tant d’énergie, quelles raisons positives a-t-on d’arrêter de boire ? Quels sont les bienfaits à en retirer, sur le plan physique, mais aussi sur sa santé mentale. Autant de sujets à aborder avec une totale bienveillance.

Auparavant, on voyait beaucoup cela dans nos campagnes. Nos grands-parents avez des petits chiens, genre ratier, auxquels ils avaient appris à se dresser sur leurs pattes arrière et à faire deux ou trois tours de danse. Si le chien se prêtait à ce petit jeu pas très naturel, c’est qu’il savait qu’il recevrait un morceau de sucre en gratification. S’il vous a pris l’envie de faire faire subir la même chose à ce pauvre petit chien mais sans lui donner aucune gratification, il y a fort à parier que vous l’avez très vite démotivé et qu’il a préféré repartir dans sa niche.

Les scientifiques connaissent bien le sujet et appelle cela la motivation positive. Elle fonctionne très bien chez les animaux à qui on impose d’accomplir certaines tâches. Seulement voilà, s’il existe une motivation positive, il en existe aussi une autre dite négative. La NASA, par exemple, a d’abord utilisé la motivation négative lorsqu’il s’agissait de préparer des chimpanzés à partir dans l’espace. Lorsqu’ils n’accomplissaient pas convenablement un certain geste, ils recevaient une décharge électrique assez faible mais suffisamment désagréable pour les rappeler à l’ordre. Il est apparu que cette méthode exerçait sur ces individus une pression telle qu’elle était de nature à les démotiver en raison de son lien avec l’échec

On a alors privilégié la motivation positive parce qu’on s’est aperçu qu’un animal était toujours plus enclin à faire ce qu’on lui demande, lorsqu’il sait qu’il obtiendra une récompense.

Si ce constat est vrai chez les animaux, il fonctionne aussi très bien sur l’homme. Une différence notoire existe toutefois, car pour l’homme la récompense n’est pas forcément matérielle, comme peuvent l’être une prime ou une augmentation de salaire dans le monde du travail. La gratification peut être liée à une valorisation du poste de travail ou du titre qui s’y rattache. Les deux engendrent une plus grande estime de soi, source de motivation qui fonctionne bien chez les humains.

Fort de ces expériences et des vérités qu’elles ont permis d’établir, laissez-moi revenir sur le titre de l’article : « Arrêt alcool : comment arrêter de boire ? » Ne revient-il pas à retenter l’expérience consistant à faire tourner le petit chien sur ses pattes sans lui donner le carré de sucre auquel il estime avoir droit ? N’est-ce pas une incitation à la motivation négative ?

En effet, si je vous dis : « Arrêt alcool : comment arrêter de boire ?», cette injonction ne sonne-t-elle pas à vos oreilles comme raisonneraient les mots « brimade », « privation de liberté », « punition » ?

L’alcool est tout de même synonyme de réjouissance et de récompense pour les efforts fournis. Même l’Ancien testament de la Bible associe le vin à la joie ! Alors si nous n’établissons pas une base de raisonnement qui donne une bonne place à une motivation positive, je risque très vitre d’en venir à « prêcher dans le désert ».

Il faut donc organiser notre analyse pour savoir quels comportements en rapport avec l’alcool sont visés.

1°) Quel type de consommation d’alcool pose problème ?

2°) Comment s’y prendre pour arrêter l’alcool ?

3°) Quels sont les effets liés à l’arrêt de l’alcool ?

Revenons sur notre premier point :

Quel type de consommation d’alcool pose problème ?

Arret alcool

À l’occasion d’un reportage sur France 3, Henri Hermini a donné son témoignage. Il raconte :

« J’avais trop bu, 0,66 grammes d’alcool, c’est quoi, l’équivalent de deux bières. Ce n’est pas beaucoup, mais ça a suffi pour que je tue mes amis. Je roulais à 70 km/h au lieu de 50.

Cette histoire m’a tatoué à vie. Je suis coupable, il y en a tellement qui vont devant les tribunaux et disent : ‘Oh je n’ai pas fait exprès. Oh ce n’est pas de ma faute, ce n’était qu’un accident’. Certes, ce n’était qu’un accident, je n’ai pas voulu leur mort, mais en tout cas je n’ai pas fait ce qu’il fallait pour l’éviter. C’est difficile et en même temps, j’ai eu cet accident et je dois l’assumer »,

Il a perdu trois de ses amis d’enfance dans l’accident. En ce qui le concerne, il est resté un mois dans le coma. Il a passé l’année suivante dans une fauteuil roulant. Aujourd’hui, il ressent toujours des séquelles physiques… Mais ses blessures psychologiques sont bien pires. Il concluait son intervention par ces mots :

« Aujourd’hui j’aime la vie, mais je n’aime pas ma vie. »

On a envie de dire « Tout ça pour ça ! Ce n’était que deux bières… » Mais à quel prix !

Les statistiques montrent que les risques d’être responsable d’un accident mortel sont multiplié par 8 pour les chauffeurs ayant consommé de l’alcool. Ce risque augmente de manière exponentielle en fonction du taux d’alcoolémie dans le sang. On estime qu’il est multiplié par 6 pour un taux compris entre 0,5 et 0,8 g/l, mais qu’il est multiplié par 40 lorsque le taux est supérieur à 2 g/l.

Par ailleurs, à partir de 0,8 g/l, il est important de savoir que la police considère qu’un tel abus d’alcool au volent comme étant un délit. De ce fait, les peines encourues sont plus lourdes. L’amende passe à 4 500 euros, assortie d’une peine d’emprisonnement qui peut aller jusqu’à 2 ans. Le conducteur perd automatiquement 6 points sur son permis de conduire. En plus de cela, il encourt des sanctions supplémentaires au rang desquelles la suspension, voire l’annulation, de son permis de conduire. Dans tous les cas, il lui faudra suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière et comme chacun sait, ces stages sont payants, laissés à la charge du contrevenant.

Autant de perspectives bien sombres qui ne sont qu’un échantillonnage des méfaits d’une surconsommation d’alcool avant de prendre le volant.

La chose est également vraie pour ce qui est de la consommation d’alcool au travail. Une expertise de l’INSERM (institut national de la santé et de la recherche médicale) signale que de 10% à 20% des accidents du travail seraient liés à l’alcool. Présentés autrement, ces chiffres indiquent qu’une à deux victimes d’accident du travail le sont à cause de l’alcool. Cette statistique vaut que l’alcool ait été consommé au travail (ou juste avant de commencer son travail)

Ce même rapport d’experts de l’Inserm explique qu’on impute à l’alcool la perte de données importantes due à des erreurs d’inattention du fait de l’état second de l’employé sous emprise. Ce qui est bien plus affligeant, c’est de savoir que l’alcool multiplie par 8,5 le risque d’accident mortel au travail. Il va de soi que le risque est encore plus important lorsqu’un salarié travaille sur des machines ou conduit des engins.

La même remarque que pour l’alcool au volant vaut pour l’alcool au travail : Le jeu n’en vaut pas la chandelle ! Il est bien trop amer de devoir faire le constat a postériori : « Tout ça pour ça ! »

Les rapports ne sont pas plus attirants lorsqu’il est question de violences familiales. Dans plus de la moitié des cas de féminicides, l’alcool entre en ligne de compte, suivant le site du gouvernement pour endiguer les violences faites aux femmes. Les spécialistes expliquent que l’alcool altère les capacités d’autocontrôle, qu’il accroît la perception négative de chaque situation, qu’il décuple l’impulsivité, l’agressivité. Et lorsque ce sont les victimes qui sont alcoolisées, le problème est accentué par le fait qu’elles perdent leurs capacités à se défendre. Là encore, sans mauvais jeu de mots, il s’agit bien d’un cocktail dont il vaut mieux se tenir à distance !

Nous ne pouvons passer sous silence l’importance de ne pas boire non plus pendant la grossesse. L’alcool consommé par la mère passe dans le sang du fœtus et risque de provoquer d’importants dommages. Si le foie de la mère assimile tant bien que mal l’alcool consommé, il en va tout autrement pour le fœtus. En effet, il ne dispose pas d’un foie définitivement formé, si bien que l’éthanol que contient l’alcool va se répandre en lui au risque de graves malformations et d’un retard mental. S’il y a bien un domaine où le principe de protection s’applique, c’est celui qui consiste à recommander aux femmes enceintes de se garder de toute consommation alcoolique. Comme nous l’évoquions en introduction, pour les femmes enceintes, leur récompense sera d’une toute autre nature : mettre toutes les chances de leur côté pour donner naissance à un beau bébé capable de débuter de la meilleure des manières possibles dans la vie.

Alors quand on parle « d’arrêt alcool : comment arrêter de boire ? » que cherche-t-on à dire véritablement ? Il est clair que l’objectif n’est pas de mener une croisade contre l’alcool. Il convient en revanche de viser les comportements à risques associés à l’excès de consommation d’alcool au volant, au travail et dans la famille d’une manière générale, à l’exception des femmes enceintes pour lesquelles une abstinence totale est requise dès qu’elles se savent enceintes.

Alors, pour ceux qui sont en mesure de s’en tenir à la recommandation de Santé publique France, ajustons notre consommation à cette formule :

« Pour votre santé : maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours ! » 

Cette quantité est suffisante pour continuer à aimer la vie et à rire entre amis tout en participant à une régénération de son corps.

Pour mieux comprendre à quel point le sujet est sérieux, mentionnons ce chiffre officiel fourni par le ministère de la santé : La dépendance à l’alcool est responsable de 42 000 décès chaque année.

Forts de ces informations, que faire si vous sentez bien qu’au fond de vous votre rapport à l’alcool n’est pas aussi sain qu’il devrait l’être ? Ce sera la réponse à notre seconde question :

Comment s’y prendre pour arrêter l’alcool ?

Une question bien légitime se pose :

Comment arrêter de boire seul ?

La question qu’on sera amené à se poser est : Peut-on y arriver seul

La meilleure réponse consiste à dire : « Essayez ! Si vous y parvenez, bravo ! et si vous échouez alors choisissez de vous faire aider. » Nelson Mandela disait : « Je gagne toujours. Quand je gagne, je gagne. Quand je perds, j’apprends. »

Avez-vous déjà entendu parlé du « Dry January » ?  C’est une initiative qui est à l’alcool ce que le « Mois sans tabac » est aux fumeurs. Pour eux, c’est novembre qui a été retenu, et pour l’alcool, c’est le mois de janvier… Juste après la période des fêtes où les excès sont souvent plus nombreux. Si vous souhaitez éviter l’anglicisme, vous pouvez appeler la campagne du mois sans alcool « Le défi de janvier » ou bien encore « Janvier sobre ». Vous trouverez quantité d’informations utiles sur Internet en tapant « Dry January ». Il est même possible de s’abonner à leur newsletter pour bénéficier d’un encouragement quotidien.

Nous pouvons aussi vous recommander un exercice qui consiste à créer autour de vous « un cercle de protection ». De quoi s’agit-il ? Si vous consommez chaque jour une bonne quantité d’alcool et que vous vous dites : « Ce soir, c’est décidé, je ne bois pas ! » sachez que votre cerveau aura enregistré : « Ce soir, je bois ». Vous aurez beau y faire, à un moment ou un autre, vous craquerez et vous boirez. Notre cerveau se comporte souvent comme celui d’un enfant de 6 ans à qui vous dites : « Ne saute pas dans la flaque ! » Avant que ne s’écoulent les 5 prochaines minutes, l’enfant aura sauté dans la flaque. Il y a matière à s’interroger pour savoir si la formulation de l’interdiction n’a pas été le déclencheur de l’infraction à la règle. Il en va de même dans ce jeu subtil entre notre raison et notre inconscient.

Le problème, c’est que lorsque vous vous engagez mentalement le matin à ne pas boire le soir, la promesse est assez fraiche dans votre esprit pour que vous vous en souveniez parfaitement. Alors, quand votre volonté vous aura fait faux bond, après avoir bu un premier verre, vous vous trouvez lamentable et incapable de tenir parole, pas même à vous-même ! Si l’alcool est déjà pour vous un problème plus sérieux, vous serez si submergé par un sentiment de culpabilité, convaincu d’être nul, minable, et j’en passe, que vous risquez fort de boire bien d’autres verres, si ce n’est la bouteille, et plus encore… Et de recommencer le lendemain pour noyer votre culpabilité.

Voilà pourquoi, nous vous suggérons de vous autoriser à consommer la quantité tolérée par les spécialistes, soit une dizaine de verres par semaine. Ces dix verres, il vous appartient de les consommer à votre rythme, quand vous le souhaitez (mais pas tous le même jour !). Ce peut-être un par jour, pour qu’il vous en reste deux à boire les vendredi, samedi et dimanche. Vous pouvez aussi décider de ne boire qu’un jour sur deux. C’est à vous de décider pour mieux vivre la gestion de votre nouvelle consommation « officielle ». Aussi longtemps que vous resterez dans votre « cercle de protection » (la quantité que vous vous êtes autorisé à boire), vous n’aurez aucune raison d’être la cible d’aucune culpabilité. Satisfait de cette sérénité, votre cerveau acceptera beaucoup mieux une restriction plutôt qu’une interdiction. Si vous n’êtes pas déjà bien plus dépendant à l’alcool, cette première mesure peut vous être très utile.

Ceci étant, selon votre degré de dépendance, il se peut que vous n’arriviez pas seul à vous maîtriser.

Arrêt alcool : Quels sont les traitements disponibles ?

Il en existe de nombreux que votre médecin ne manquera pas de vous prescrire s’il estime que cela vous est nécessaire. S’il y a bien un domaine où l’automédication n’est pas souhaitable, c’est bien celui-ci. C’est encore plus vrai si vous êtes dépendants à l’alcool. Une gestion de votre situation par un médecin s’impose. Si votre dépendance est déjà bien ancrée, il vous prescrira sans doute des régulateurs d’alcoolo-dépendance. C’est au médecin de définir les doses appropriées dans votre cas. Bien évidemment, il importe de s’informer sur les effets secondaires pour mesurer le rapport risques/bénéfices.

Les remèdes naturels ?

Les remèdes naturels

Bien évidemment, il n’existe pas qu’un type d’alcoolémie. C’est un champ très vaste entre la consommation régulière, les excès ponctuels ou réguliers et, à l’autre bout de l’échelle, la dépendance à l’alcool. Nous ne pouvons bien évidemment pas « prescrire » quoi que ce soit. Cependant, selon votre situation et toujours sous avis médical, au moins celui de votre pharmacien, si les produits naturels vous attirent davantage que la chimie, alors renseignez-vous sur le kudzu. C’est une plante originaire d’Asie dont on a découvert que la racine contient des substances actives qui agiraient sur les neurotransmetteurs. Leur action favoriserait la désaccoutumance à différentes addictions. Il est assez simple de s’en procurer chez les herboristes, dans des magasins de produits naturels, auprès de certains pharmaciens et dans tous les cas sur Internet. Néanmoins, assurez-vous de la qualité du produit que vous achèterez.

Si malgré vos efforts, vous ne parvenez pas à endiguer le comportement alcoolique qui s’est installé en vous, ne vous découragez pas.

Si vous êtes déjà en relation avec votre médecin traitant, ouvrez-vous sans réserve à lui. Il estimera peut-être nécessaire de vous assister en prenant une mesure d’hospitalisation.

Le sevrage

Il arrive alors que sous contrôle médical, vous soyez amené à suivre une cure, souvent appelée cure de désintoxication. Généralement, de telles cures débutent par une période de sevrage. Ce ne sera pas forcément la meilleure semaine de votre vie, mais étant accompagné médicalement, vous n’aurez rien à craindre. En fait, l’objectif recherché est de déshabituer votre organisme de la dose d’alcool à laquelle il s’est accoutumé. Après cette période d’une ou deux semaines, vous serez probablement admis dans un centre pour quelques semaines de postcure, le temps de vous accoutumer à votre nouvelle vie sans alcool et le temps qu’un traitement adéquat vous soit prescrit.

Si l’on évoque un passage un peu compliqué, c’est que l’accoutumance à l’alcool crée un effet de manque au moment du sevrage. Des médicaments compensent les troubles qui peuvent aller de simples suées, à des maux de têtes et un état nerveux instable. Vous pouvez vous montrer particulièrement irritable ou inversement neurasthénique. Bien évidemment, le contrôle médical fait en sorte que les troubles soient le moins dérangeant possible.

Mais au-delà de l’aspect physique, c’est d’un point de vue psychologique que l’absence d’alcool crée davantage de problèmes. Il faut se réinventer une nouvelle vie après l’alcool, et cet effet secondaire n’est pas à minimiser. Là encore, un accompagnement est nécessaire. En voici quelques pistes évoquées ci-après.

Une fois sortie de ce parcours libérateur, vous aurez toujours besoin d’aide pour continuer à lutter contre l’alcool. Par exemple, les Alcooliques anonymes sont constitués en réseaux extrêmement soudés. Le fait de rencontrer régulièrement des personnes qui vivent le même combat que le vôtre pourra s’avérer très encourageant pour tenir un jour de plus. La bienveillance de ceux qui connaissent exactement ce par quoi vous êtes passé ou les difficultés que vous traversez en vous ouvrant à une vie d’abstinence vous sera très utile. L’une des devises les plus connues des AA (Alcooliques anonymes) consiste à dire qu’il faut vivre un jour à la fois… Un long apprentissage, surtout si votre dépendance à l’alcool était très marquée.

Mais existe-t-il des solutions d’accompagnement plus psychologiques ?

Les autres aides pour lutter contre l’alcoolisme

Ce volet nous concerne tout particulièrement à ADIOS en tant qu’Institut de reprogrammation mentale rapide spécialisé dans les addictions de toutes natures ainsi que les troubles du comportement alimentaire.

D’entrée de jeu, nous précisons que cette démarche peut parfaitement se combiner avec l’assistance médicale que votre médecin traitant ou un addictologue vous aura prescrite. Ce sont des actions complémentaires.

Une addiction est généralement le fruit d’un ou de plusieurs traumatismes. Une autre cause, qui se combine souvent avec la première, a trait à ce qu’on appelle les troubles de l’attachement. Un trouble de l’attachement survient par exemple à l’occasion du placement d’un très jeune enfant chez ses grands-parents, d’un deuil, d’une rupture sentimentale, etc. Bien souvent, on constate que des traumatismes s’entremêlent avec des troubles de l’attachement, rendant plus prégnante l’addiction qui a pris place chez quelqu’un.

Quel est justement le mécanisme qui se met en place ? Imaginez que vous ayez été abusé sexuellement à l’âge de 7 ans. L’enfant que vous étiez à l’époque laisse en vous ce qu’on appelle une partie blessée. Avec les années, on pense parfois avoir réussi à oublier, considérant cet événement comme un « dossier classé ». Mais sans comprendre pourquoi, subitement vers 30/40 ans, vous ne parvenez plus à vous sentir bien qu’après avoir consommé un whisky en rentrant chez vous. Progressivement, il vous en faut un deuxième pour mieux amorcer la soirée. Plus tard, un troisième s’avère indispensable. Vous maintenez longtemps ce palier de consommation, jusqu’au jour où il vous faut augmenter les doses. Arrive le moment où vous ne pouvez-vous retenir de vider la bouteille. Un beau jour, c’est dès le matin qu’il vous est impossible de commencer une journée sans boire un ou quelques premiers verres histoire de tenter de vous remettre de la veille. La spirale est engagée.

Votre état devient comparable à celui d’un joueur. Il pense toujours que sa prochaine main sera meilleure, alors il mise encore et encore plus. Ainsi en est-il de l’alcool, de la drogue et de tant d’autres substances dont l’objectif à la base était de vous apaiser. Le problème, c’est que vous n’avez plus la main. Quand bien même vous voudriez arrêter, vous n’y parvenez plus.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Pour une raison quelconque, qui peut aller d’une simple chanson entendue à la radio et qui réveille un souvenir douloureux à une période de stress plus intense, la partie blessée que vous pensiez oubliée se rappelle à votre bon souvenir. Elle commence alors à envoyer des signaux de détresse à votre cerveau.

Une partie de votre inconscient crois judicieux de prendre l’initiative de vous inciter à boire un peu plus que de coutume parce qu’elle a remarqué que lorsqu’une certaine ivresse prend le pas sur vous, le signal de détresse de la partie blessée s’atténue. Mais la partie blessée ne l’entend pas de cette oreille. Elle, ce qu’elle réclame c’est l’attention que votre cerveau n’est pas prêt à lui accorder… Un conflit intérieur s’en suit. Pour le masquer, votre inconscient vous fait augmenter votre consommation d’alcool parce que plus vous buvez, moins vous souffrez.

Bien évidemment, dans cette escalade vers le pire, l’inconscient se fait doubler par les méfaits néfastes de l’alcool. L’alcool ne se contente pas de vous apaiser. Il vous rend dépendant. Il n’est plus simplement question de calmer le signal de détresse de la partie blessée qui cherche à se faire entendre, il faut fournir toujours plus d’alcool à votre organisme devenu dépendant à cette substance.

Notre mission consiste à vous permettre de prendre soin de chacune des parties blessées que vous hébergez. Si on ne prend pas la peine de les satisfaire, il y a de fortes raisons de penser qu’après une première cure de désintoxication, vous serez amené à en suivre une seconde, puis une troisième, pendant que votre médecin augmentera jusqu’au maximum la dose de vos médicaments. Cette perspective n’a rien de réjouissant.

Voilà pourquoi nous considérons que traiter non pas les conséquences mais les racines du mal est primordial.

L’hypnose pour arrêter de boire

L’hypnose intervient à ce niveau-là. Mais attention ! Il ne saurait être question d’hypnose de spectacle. Nous en sommes très loin. Nous voyons l’hypnose semblable au pont élévateur d’un garagiste. Pour voir ce qui se passe sous votre voiture, il la soulève grâce à cet engin. Ce n’est cependant pas parce que votre voiture se trouve à 1m50 du sol qu’elle est réparée ! Le garagiste aura sans doute à remplacer des pièces, à mettre de l’huile ou à resserrer des boulons. Telle est notre approche de l’hypnose. Elle est un outil fabuleux pour activer votre inconscient de façon à accéder aux différentes parties blessées en vous afin de les soulager.

Une fois qu’elles se savent prises en compte, toutes ces parties cessent d’émettre des signaux de détresse. D’autres comportements peuvent alors se mettre en place en remplacement de l’addiction que vous hébergiez.

Quels sont les effets liés à l’arrêt de l’alcool ?

L’arrêt de l’alcool comporte plein de d’effets aussi magnifiques et bénéfiques les uns que les autres.

Des effets qui sont importants non seulement sur le plan physique mais aussi mentale et social. Ces effets sont des bienfaits pour notre équilibre personnel et sociétal.

Les  bienfaits

Ne plus avoir honte de soi de ne pas pouvoir s’arrêter de boire procure un sentiment de délivrance inimaginable. Si nous en parlons avec conviction, c’est pour l’avoir vécu aux côtés des nombreux clients que nous avons aidés à se libérer définitivement de leur addiction.

Les effets sur notre santé physique

Les effets sur votre santé physique

Voyons tout d’abord les bienfaits physiques. Très vite, ce changement de comportement induit des améliorations visibles sur la peau de ceux qui buvaient plus que de raison. Leur teint s’éclaircit au fur et à mesure que leur foie se purifie et se régénère. Ils paraissent soudain plus jeunes à chaque séance. Eux-mêmes se redécouvrent une énergie qu’ils n’avaient plus. Ils découvrent la joie des matins sans gueule de bois et des week-ends reposants.

Les effets sur notre santé mentale

Au-delà de ces premiers effets positifs, parlons des effets salutaires sur notre santé mentale. Progressivement, la culpabilité qui rongeait ceux pour qui l’alcool était devenu un problème disparaît. Ils regagnent confiance en eux. Leur dignité retrouvée leur vaut des éloges, bien qu’ils ne le fassent pas pour ça. Toutefois, lire dans le regard de votre conjoint ou celui de vos enfants que vous redevenez crédible parce que vous avez arrêté de boire n’a pas de prix. Il devient à nouveau possible de se projeter, de prévoir l’avenir. De plus, les finances du foyer s’en ressentent instantanément car l’alcool coûte cher. Tout redevient possible grâce à cette libération.

Alors, pour tous ceux qui pense que la seule récompense d’une rude journée ou d’une dure semaine consiste à boire comme s’il s’agissait d’une récompense, n’oubliez pas que d’autres bienfaits vous sont réservés. Ne vous laissez pas enfermer dans la prison qu’est l’alcool. Il vaut la peine de s’interroger sur un thème aussi fort qu’Arrêt alcool : comment arrêter de boire ? Si à l’origine, il pouvait sembler négatif, voire liberticide, on comprend désormais qu’il n’en est rien.

La joie, la dignité, la santé, des relations familiales de qualité et tant d’autres bienfaits rattachés à une consommation raisonnée constitue une véritable motivation positive que l’alcool ne sera jamais en mesure de vous offrir.

Les questions les plus fréquentes

Est-il possible de mettre fin à sa consommation d’alcool par sa simple volonté ?

Si rien n’est impossible, mettre fin à un alcoolisme diagnostiqué par la seule aide de sa volonté personnelle n’est pas chose aisée. En effet, l’alcoolisme agit sur les neurotransmetteurs du cerveau, ce qui fausse la perception de la personne addicte. Ainsi, quel que soit le niveau de motivation et de volonté qu’elle pense atteindre, elle n’est pas en mesure de se faire confiance. C’est pourquoi il est préférable pour éviter toute perte de temps ou d’énergie superflue et démotivante, de se faire accompagner par un organisme compétent, comme l’Institut ADIOS qui propose une méthode spécifique et divers accompagnements variés pour s’adapter au plus grand nombre.

La méthode ADIOS est-elle compatible avec la prise de médicaments pour faciliter le sevrage ?

Il est effectivement possible, pour compléter l’accompagnement proposé par l’Institut ADIOS, de s’aider par voie médicamenteuse. Attention, l’Institut ADIOS ne délivre pas d’ordonnance, mais saura vous diriger vers les personnes compétentes pour déterminer s’il est nécessaire d’ajouter à notre méthode, un accompagnement médicamenteux.

L’Institut Adios prévoit-il un accompagnement post-sevrage ?

La méthode ADIOS est efficace sur un nombre de séances déterminé par le praticien après la première rencontre. Au fil de l’accompagnement, s’il est nécessaire de l’écouter ou de l’allonger, le praticien peut bien sur réadapter la durée du processus. Enfin, après le sevrage, il est toujours possible, par crainte de rechute, de revenir vers nous pour ré-apprendre les fondamentaux de notre méthode.

Voir aussi : Addiction Alcool : Les causes

Voir aussi : Traitement

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