J’ai arrêté l’alcool : les bienfaits avant / après

Arrêt alcool avant après… Intriguant, non ? Qu’est-ce qui pourrait arriver si j’arrêtais de boire ? Serais-je en mesure de palper de véritables améliorations ? Serais-je apte à vivre mieux ? Y aurait-il des différences entre ma vie d’alcoolique et celle d’abstinent ? Peut-être que je regretterais après d’avoir arrêté, je me sentirais plus vulnérable…

Autant de questions et de pensées qui ont bien le pouvoir de faire tourner la tête. Seulement, ce n’est pas aussi compliqué que cela en a l’air. Pourquoi ? Lisez cette petite expérience.

Pourquoi avez-vous décidé d’arrêter l’alcool ?

N’avez-vous jamais expérimenté cette sensation d’isolement, de solitude et de peur ? Moi, oui et je ne souhaite jamais la revivre.

J’étais tellement désespéré. Je sombrais dans la culpabilisation, le chagrin et le mal-être. Vous vous demanderiez si j’avais une famille, oui et non. En fait, ma famille était là, mais je ne la ressentais plus. J’étais comme dans un calvaire dont on ne connaît ni le début ni la fin.

Un jour, je me suis réveillé sur la voix d’une petite enfant qui s’appelait Camille. Je me souviens d’elle comme si je venais juste de la croiser. Elle ne faisait que jouer, mais je ne sais pour quelle raison ses rires m’ont ramené à ma petite enfance, c’était comme par enchantement.

J’ai commencé involontairement à chercher ce déclic qui a décidé de ma vie d’aujourd’hui. Je ne suis sûrement pas devenu alcoolique de jour au lendemain, je n’ambitionnais jamais de le devenir non plus.

Des minutes passées sans que je m’en rende compte. Et, brusquement, mes souvenirs reviennent.

Le jour où j’ai raté ma chance de m’imposer, de faire ce que je voulais faire de ma carrière professionnelle, de nager à contre-courant pour exceller dans ce qui me passionne réellement… C’est à ce jour où tout a basculé. Les dures épreuves, les échecs, le manque d’appartenance que je ressentais et la peine de voir ma vie s’écouler dans… presque rien m’a fait souffrir.

Qu’ai-je fait alors ? J’ai bu sans arrêt, chaque jour et chaque mois jusqu’à ce que je me voie me perdre. Finalement, c’est cette Camille qui m’a fait revenir à l’origine de mon addiction.

Je me suis trouvé face à deux choix : poursuivre mon chemin ou reprendre ma vie en main. Tant mieux pour moi, j’ai opté pour le deuxième choix. C’était alors plus grande raison pour arrêter de boire.

Avant d’arrêter, comment vous vous sentiez ?

Fatigué, épuisé, abattu, accablé et étouffé. Certes, mes premiers jours d’alcool ont été apaisants, j’oubliais relativement mes peines. Cela n’a pas duré, je n’avais que quelques semaines sereines à vivre avant que la souffrance me reprenne dans ses bras.

Quand je dis souffrance, je veux bien dire mes douleurs physiques et mes maux psychiques. Je ne pouvais plus courir le matin, je n’arrivais plus à achever ma séance de cardio et, un peu plus tard, je n’arriver même pas à l’entreprendre.

Psychologiquement parlant, je devenais de plus en plus angoissé, anxieux et stressé. Je ne supportais plus les situations d’imprévu. Je m’échappais des gens, des réalités, de moi-même. Je ne voulais qu’être seul. Mais être seul me poignardait intensément et pour combler cette sensation, je doublais sans arrêt mes bouteilles d’alcool. Un cercle infernal…

La culpabilisation ne ratait aucun de ses rendez-vous, elle était tellement ponctuelle qu’elle me visitait dans des moments précis de la journée. Et comme c’était devenu prévisible, je faisais comme l’attendre et cela me mettais sous le châtiment. Cette fois-ci, je triplais incessamment les verres et j’en choisissais les plus grands…

Et maintenant ?

Que du bonheur ! Ce n’est pas pour exagérer, mais c’est une joie inconditionnelle. Il y a de quoi, j’ai récupéré mon endurance et j’ai ainsi repris mes activités physiques. Je n’ai plus de problèmes digestifs. Les ballonnements, c’est du passé !

Je ne souffre plus de douleurs musculaires, les migraines non plus. Au début, je sentais de légères hypoglycémies, mais rien de grave. Avec un régime alimentaire sain, je l’ai rapidement surmonté.

Je me sens plus stable, maintenant. J’arrive à gérer mes soucis, mes problèmes et mes imperfections. Je noue de plus en plus de relations sociales tant personnelles que professionnelles. Je réagis calmement, l’agressivité ne me dit plus grand-chose !

L’alcool limitait ma créativité. Maintenant, je trouve des solutions et des alternatives pour réaliser ce que j’ambitionnais. Je ne me culpabilise plus, je ne le fais également plus à l’égard de mon entourage. En bref, je vis un équilibre que j’apprécie vraiment. Quelquefois, je regrette d’avoir perdu tout ce temps en ne faisant que boire et gâcher ma vie. Mais finalement, je me dis que tout arrive pour une raison. Avoir pu me détacher de la dépendance est un exploit dont je suis agréablement fier.

Quels conseils donneriez-vous aux gens pour arrêter de boire ?

Si je devais donner un conseil, ce serait d’être soi-même. Que vous soyez alcoolique ou pas, votre potentiel et vos qualités ne changent pas. N’essayez jamais de rejeter cette personne que vous étiez, acceptez-vous, admettez vos faiblesses et laissez-vous un temps de deuil.

Vous savez, quand on refuse d’admettre un échec, une faiblesse, une situation agaçante et désavantageuse, on ne fait qu’aggraver la souffrance psychologique. On croit l’avoir surmontée. Mais, un jour ou l’autre, elle finit par flotter.

Faites un petit Stop, même si vous n’êtes encore pas en mesure d’arrêter de boire. Cherchez ce déclic, vous le trouverez sans aucun doute. Si votre inconscient lutte, faites-vous aider par un psychothérapeute et/ou un hypnothérapeute.

Est-ce difficile de stopper l’alcool ?

Vous connaissez la réponse au fond de vous, mais je la dirai : NON !

Quand on veut, on peut ! Oui, vous serez en manque, vous devrez persévérer, vous serez censé vous contrôler pour vous remettre sur le chemin d’une vie normale. Or, cela n’a rien de difficile ! Considérez-le tel un défi, non pas une difficulté ou une mission.

Un défi est parsemé de motivation, d’enthousiasme et de vibration.

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