SEVRAGE ALCOOL : LES SYMPTÔMES PHYSIQUES

L’alcool est une substance des plus dangereuses et addictives qui soient. Sa dangerosité relève de sa subtilité et de sa lenteur à agir sur l’organisme humain. L’alcool contient des propriétés très addictogènes qui agissent tant sur le physique que le mental du consommateur.

Ce dernier devient dépendant sans s’en rendre compte ou il ne s’en rend compte que bien tardivement. L’alcool va contribuer à détruire peu à peu sa santé, son boulot, sa famille et même son mental.

Pour s’en détacher donc, car il n’est jamais trop tard, il faut passer par certaines étapes primordiales. Parmi ces étapes il y a le sevrage alcool. Ce sevrage est un procédé permettant à l’alcoolodépendant de s’en sortir et de se débarrasser de l’alcool ou du moins d’en diminuer la consommation. C’est donc un remède assez probant et efficace.

Cependant, ce remède n’est pas sans effet. Il est difficile à appliquer tant pour le corps que le mental. Le sevrage alcool a indéniablement des effets sur l’alcoolique et surtout sur son physique. Il faudra donc s’y attendre. Et pour mieux affronter le sevrage alcool, il faut en connaître les symptômes.

Qu’est-ce qu’un sevrage alcool ?

Le sevrage alcool est un processus médical thérapeutique permettant de limiter ou d’arrêter définitivement l’alcool. Il est ainsi une voie de recours pour arrêter de boire l’alcool. Il a pour premier but de réduire le taux d’alcool dans le corps du consommateur fréquent d’alcool.

Ensuite d’éliminer totalement l’alcool et son envie chez l’alcoolodépendant. Le sevrage est donc une élimination progressive mais définitive du besoin d’alcool chez l’alcoolique en le privant de sa dose habituelle d’alcool jusqu’à atteindre zéro consommation. C’est une phase de cure alcool qui précède également la phase de l’abstinence chez le consommateur.

Le sevrage est une étape cruciale et peut souvent être long et éprouvant pour l’alcoolodépendant. Pour que le sevrage soit efficace et durable, on doit s’inscrire dans une logique de durée et l’alcoolique doit être accompagné à chaque niveau.

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La meilleure méthode conseillée par les spécialistes est la méthode douce. Il s’agit d’un sevrage progressif. Pour sortir de l’alcoolémie, on a longtemps cru et proposé le sevrage total et rapide. Mais cela provoque des rechutes ou souvent des symptômes assez dommageables sur le dépendant.

Aujourd’hui les professionnels et les spécialistes proposent au patient d’apprendre à gérer sa relation avec l’alcool c’est-à-dire à réduire au fur et à mesure sa consommation en se fixant un objectif. Ce qui est une bonne transition vers l’arrêt total avec moins de risques.

La méthode rapide, plus répandue, peut être risquée. La pratique du sevrage alcool comporte des risques et des symptômes appelés syndromes de sevrage. Et compte tenu de cela, il est recommandé d’effectuer le sevrage sous la surveillance d’un professionnel ou d’un proche qui s’y connaît.

Pendant tout le traitement du sevrage, l’alcoolique devra être assisté surtout par ces proches afin de surmonter les ou les symptômes physiques et d’autres symptômes psychologiques du sevrage alcool.

Les symptômes physiques

Le sevrage alcool, comme tout autre traitement, produit des effets indésirables chez certains patients. La gravité peut varier d’un patient à l’autre ou de la méthode utilisée pour faire le sevrage alcool. Elle peut aller d’une simple gueule de bois à un delirium tremens mortel. Le sevrage alcool a donc des symptômes physiques. Parmi les plus fréquents :

La gueule de bois

La gueule de bois qui est l’un des premiers symptômes physiques du sevrage alcool. Toute personne ayant une fois trop picolé a certainement vécu cet effet de gueule de bois. Que l’on ait bu modérément ou fortement cet effet se présente dans la plupart des cas.

La gueule de bois est provoquée par la forte baisse de quantité d’alcool dans le sang ou dans le corps durant le sommeil. Le corps cherche donc à compenser ce manque ce qui crée la migraine et d’autres malaises physiques. Chez les grands buveurs, elle peut être plus grave.

Ce symptôme physique du sevrage alcool est souvent combattu par certains alcooliques en ingérant une autre quantité d’alcool pour pallier au manque.

Cette solution est regrettable car conduit à l’enfoncer davantage et à aggraver son état de santé. Ils boivent ainsi très tôt le matin avant même que les effets de la gueule de bois ne se manifestent. C’est ce qu’on appelle « la consommation matinale ».

La gravité de la gueule de bois est liée à la quantité d’alcool ingérée avant le sommeil. Elle dépend également du type de boisson alcoolisée consommée par la personne, de la sensibilité physique et de sa santé.

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Elle se manifeste par un certain nombre d’effets :

  • Sensation de malaise accrue

  • Fatigue générale

  • Forte migraine

  • Bouche sèche

  • Nausée

  • L’envie de vomir

  • Vertiges

  • Etc…

Le tremblement

Le tremblement est un des symptômes physiques manifestes du sevrage alcool. Ce symptôme encore appelé « la trémulation » se manifeste généralement dans les 24 premières heures du sevrage.

En effet, l’arrêt brutal ou la réduction drastique de la consommation crée un déséquilibre dans l’organisme ce qui provoque donc des tremblements à certains endroits du corps. Il peut s’agir des mains qui tremblent. Dans ce cas la personne a du mal à contrôler lui-même les moments répétés de sa main et peut difficilement en faire usage.

Il peut également s’agir d’un gigotement de la tête qui tremble sans que l’alcoolique ne puisse y faire grand-chose. Les mouvements de sa tête lui sont hors de contrôle. Il peut avoir des gestes brusques qui peuvent être violents ou non en fonction de son état et de sa sensibilité physique.

Le tremblement peut se manifester aussi sur la langue : dans cette situation la personne devient comme frileuse et la parole lui devient assez difficile car sa langue ne tient pas en place.

Enfin, le tremblement peut se généraliser à tout le corps. En pareille circonstance, l’alcoolique en sevrage aura du mal à tenir debout. Tous ses membres sont tremblotants et, sans avoir froid, il sera comme une personne fiévreuse (tremblera de froid comme s’il a la fièvre).

Ce symptôme peut sembler être un effet de la gueule de bois alors qu’il y diffère. En effet, la trémulation se manifeste par un tremblement plus fort et accentué que celui de la gueule de bois et peut même durer plus que celui de la gueule de bois.

L’insomnie

L’insomnie est un symptôme qui se manifeste chez la plupart des personnes en sevrage alcool. Plusieurs études dans le domaine de l’addictologie se sont intéressées au rapport qui existent entre troubles du rythme biologie et l’alcool.

Elles ont démontré que dans 90% des cas, les patients alcoolodépendants ont un trouble du sommeil. Ce trouble du sommeil peut se manifester de manière diverse en fonction de l’individu. Ce trouble peut se manifester par :

  • Une difficulté à s’endormir

  • Des réveils nocturnes inhabituels et fréquents

  • Des réveils matinaux plus tôt que d’habitude

  • Sommeil altéré ou de mauvaise qualité

Cet état crée une dégradation de leur état de santé général car le manque de sommeil affaibli l’organisme dans son ensemble et plus principalement le cerveau. Ce qui engendre un autre risque grave qui est la dépression accrue et ou l’envie de suicide.

La consommation de l’alcool agit sur le rythme biologique et déprogramme par son effet sédatif (faire dormir plus tôt et plus profondément). L’alcool agit sur ce que l’on appelle « l’horloge biologique » en inhibant la sécrétion de la mélatonine et retarde donc le sommeil.

Il peut aussi créer un effet d’inversion du pic de la mélatonine. Cette molécule qui est en principe produit la nuit pour faciliter le sommeil sera ainsi secrétée en journée. Il aura donc pour effet de créer ce qui est appelé « les somnolences diurnes ».

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La crise épileptique

Une crise d’épilepsie est un fonctionnement anormal de certains neurones. Ceux-ci deviennent hyperexcitables et synchronisent leurs activités sans que le sujet ne puisse les contrôler. Ce qui provoque une forte décharge électrique dans le système neuronal. Une sorte de court-circuit des neurones.

L’alcool crée des variations métaboliques conséquents et augmente le risque d’épilepsie. Que ce soit chez les alcooliques ponctuelles (après une soirée trop alcoolisée) ou des alcooliques permanents, le risque reste toujours présent.

Lors du sevrage alcool, la crise d’épilepsie peut se déclencher même si cela arrive rarement. Cette crise va rappeler l’état de manque à l’organisme.

La crise arrive généralement dans les 12 premières heures du sevrage. Elle se manifeste le plus chez les patients les plus jeunes (15 à 30 ans) et plus chez les hommes que chez les femmes.

La crise peut s’accentuer si la personne a consommé en plus de l’alcool, des sédatifs. Ça peut aussi être grave si la personne souffre déjà de l’épilepsie et encore plus grave si elle a eu auparavant un traumatisme crânien.

Il n’y a pas de traitement indiqué mais on peut utiliser quelques médicaments pour en diminuer ponctuellement les effets de la crise. Parmi les médicaments conseillés il y a la benzodiazépine. Il faut cependant que cela soit sous assistance d’un médecin spécialisé. Les patients alcooliques étant très difficiles à prendre en charge.

Le delirium tremens

C’est le symptôme le plus grave qui puisse arriver lors d’un sevrage. Il peut durer plusieurs jours. Il peut avoir des conséquences fatales et souvent même irrémédiables.

Le patient souffrant de ce symptôme se retrouve dans un état de conscience altéré. Il peut aussi avoir une désorientation temporelle et spatiale et peut avoir aussi des imaginations compulsives qui peuvent être plus ou moins grave en fonction des cas.

Le delirium tremens peut aussi se manifester par un tremblement très fort de tout le corps. Des sudations inhabituellement abondantes et par une forte angoisse sans cause réelle. Il peut être accompagné par un trouble grave du sommeil.

Chez certains patients, une forte fièvre peut accompagner tout cet état en plus de palpitations et de la déshydratation accrue.

5 astuces pour résister à l’alcool

  1. Boire de l’eau en cas d’envie car l’alcool ne calme pas la soif
  2. Se fixer un maximum de verres à ne pas dépasser dans une période donnée
  3. Ne pas boire d’alcool lorsqu’on est stressé ou préoccupé
  4. S’éloigner des endroits qui vous poussent à la consommation d’alcool
  5. Faire son bilan (chaque soir ou chaque trois jours)

Les questions les plus fréquentes

La méthode ADIOS travaille-t-elle sur le symptôme ?

Oui, à l’institut, la méthode ADIOS traite autant les raisons profondes que le symptôme. Et de façon progressive, les praticiens ne demandent jamais d’arrêter net.

L’arrêt se fait progressivement. Un dégoût s’installe progressivement et la consommation diminue sans effort. L’arrêt se fait donc progressivement sans mettre en péril l’équilibre de la personne.

Cependant, la personne peut ressentir de la fatigue. Ce pourquoi les praticiens préconisent des compléments alimentaires et des vitamines pour accompagner le sevrage volontaire.

À quel moment, les déviations interviennent-elles dans le programme ?

Les déviations c’est-à-dire les sens interdits à l’alcool sont posées une fois l’origine et les raisons profondes traitées.

La volonté est-elle nécessaire pour arrêter l’alcool ?

La volonté est-elle nécessaire pour arrêter l’alcool ?

Etes vous réellement dépendant ?

Pour savoir si vous êtes vraiment dépandant nous vous proposons un quiz de quelques minutes.

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