Arrêt alcool et dépression : les causes, symptômes et traitement

 

Au cours d’un sevrage alcoolique, peuvent apparaître plusieurs symptômes d’ordre physique et psychique. C’est ainsi qu’il n’est pas rare de rencontrer des sujets déprimés après qu’ils aient arrêté la consommation de l’alcool. Qu’est-ce-qui peut provoquer cela ? Quels en sont les symptômes et comment prend-on en charge un état dépressif après arrêt de l’alcool ?

Définition

La dépression est un trouble psychiatrique qui désigne l’état d’une personne qui n’a aucun ou que peu d’intérêts pour tous les types d’activités, avec une répercussion remarquable sur son quotidien et sa qualité de vie.

Elle peut être due à des facteurs biologiques, sociaux ou psychologiques. Le sujet déprimé paraît la plupart du temps triste, parfois inquiet et anxieux, apathique, cataleptique, a une torpeur et une mauvaise estime de lui. Plusieurs symptômes physiques accompagnent également cet état.

Ce sont entre autres une anorexie, une fatigue, des troubles gastriques voire la diarrhée, des céphalées. À l’extrême, la dépression peut être à l’origine d’idées suicidaires.

Il existe une interdépendance entre l’alcool et la dépression. En effet, d’après plusieurs études, les effets psychologiques de l’alcool est beaucoup plus observé dans le rang des personnes souffrant d’un trouble dépressif ou bipolaire.

Ces dernières, à la recherche d’un pseudo-réconfort, ne trouvent que comme meilleur refuge, l’alcool. Malheureusement, ce liquide est l’origine d’autres problèmes bien plus importants notamment :

  • un risque plus important de passer à l’acte suicidaire,

  • une aggravation de l’état d’agressivité,

  • la constitution d’un cercle vicieux qui enfonce encore plus le patient dans sa dépression,

  • la possibilité de survenue d’une dépression chronique rebelle au traitement.

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Autrement dit, l’organisme ne s’est pas encore remis de l’intoxication alcoolique qui avait prévalu. La normalisation des processus physiologiques prend en fait un certain temps avant d’être définitif. Les effets des modifications autrefois occasionnés pourrait donc être toujours présents. Ils devraient disparaître complètement quelques semaines ou mois après.

Ainsi, la relation entre arrêt alcool et dépression n’est pas d’un type cause à effet. Dans les phases les plus précoces du sevrage alcoolique, il subsiste toujours une inhibition du système nerveux central qui explique l’état dépressif.

Au fur et à mesure que cette inhibition sera levée, l’état émotionnel du patient retrouvera également ses meilleurs jours. Mais la situation est parfois plus compliquée et il faut alors recourir à des médicaments antidépresseurs.

Il faut toutefois prendre garde de manipuler ce genre de médicaments en dehors du suivi d’un psychiatre. Ce dernier est le seul habileté à instituer une telle médication.

Les causes

L’alcool est une substance psychoactive et à ce titre, interfère fortement avec l’activité cérébrale. L’un de ces rôles au niveau du système nerveux central est de renforcer l’action inhibitrice de certains neuromédiateurs comme le GABA et de contrer l’action des neuromédiateurs excitateurs.

C’est ce qui explique la survenue de la dépression au cours de l’alcoolisme chronique : une prépondérance des neuromédiateurs inhibiteurs au niveau du fonctionnement cérébral. Et cet état restera tel ou s’aggravera tant que se prolongera la consommation d’alcool.

Dès que l’on décide donc d’arrêter , il est constaté dans les premières semaines du sevrage, un état dépressif qui peut être accompagné ou non d’autres signes physiques et mentaux. Ce dernier n’est que le fruit de la persistance des modifications biologiques induites par l’alcool.

Les symptômes

L’état dépressif au cours d’un sevrage alcoolique se manifeste généralement par trois groupes de signes. Le premier groupe prend en compte les signes qui témoignent d’une inhibition psychomotrice. Ce sont entre autres une lenteur d’idéation, la torpeur et la catalepsie.

Le deuxième groupe intègre quand à lui les signes d’une humeur dépressive. On peut citer la perte de l’esprit d’initiative, une mauvaise estime de soi, le dégoût pour le jeu, l’apathie, l’hypomimie.

Le troisième groupe enfin prend en compte les manifestations organiques de la dépression. Dans certains cas, ce sont eux qui apparaissent au premier plan.

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On peut citer en exemple l’insomnie, l’anorexie, les céphalées, les troubles du transit intestinal et la baisse de la libido.

Tous ces signes ne sont pas tenus d’être présents pour confirmer l’état dépressif. Quelques-uns d’entre eux peuvent déjà faire suspecter une dépression par un spécialiste.

C’est pourquoi il est conseillé de se faire suivre lors de son sevrage alcoolique par un acteur entraîné dans la prise en charge des addictions.

Les traitements possibles

La prise en charge des symptômes aussi bien physiques que mentaux entrant dans le cadre d’un sevrage alcoolique doit être faite dans un centre spécialisé de prise en charge des dépendances aux substances psychoactives.

Dans le cas des états dépressifs simples ou modérés, il s’agira de surveiller. Une régression survient le plus souvent quelques jours plus tard.

Mais durant ce temps, un accompagnement psychologique doit être fourni au patient. Dans les cas les plus graves, des antidépresseurs sont employés.

Institut ADIOS et les addictions

L’institut ADIOS est un établissement de soins destiné aux personnes dépendantes à une substance psychoactive donnée : alcool, tabac, cannabis, ectasy.

Il est présent dans 75 pays dans le monde entier et a déjà permis à plus de 1500 personnes de s’affranchir de la domination des molécules auxquelles elles étaient liées.

Il applique pour soigner ses sujets, une méthode thérapeutique qui lui est propre : la méthode ADIOS. Cette dernière a été inventée en 2012 et a prouvé son efficacité à 95%.

C’est l’un des moyens qui permettent d’obtenir très rapidement des résultats favorables dans le cadre de la prise en charge des addictions.

Ainsi, la dépression est de survenue plus ou moins fréquente au cours d’un sevrage alcoolique. Sa gravité est variable et sa prise en charge dépend de cette dernière.

Elle régresse généralement quelques jours ou semaines après, même en l’absence d’une médication. Il est toutefois conseillé de se faire suivre par un spécialiste.

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