Soigner l’alcoolisme par l’homéopathie

Les progrès de l’homéopathie ont fait d’elle un traitement de pointe contre la dépendance à l’alcool. Elle est désormais classée parmi les spécialités médicales complémentaires. L’Allemagne, les États-Unis, et même la France font appel à cette stratégie thérapeutique pour garantir un bon sevrage.

L’homéopathie est devenue une médecine à part entière à laquelle les médecins n’hésitent pas à faire appel dans le traitement des alcoolodépendances, notamment des addictions anciennes et graves.

Alcool et médicament : quels traitements médicamenteux contre l’alcool ?

Voici donc tout ce que vous voulez savoir sur l’homéopathie et son lien avec la dépendance à l’alcool.

Qu’est-ce que l’homéopathie ?

Homéopathie Définition

L’homéopathie fait partie des médecines douces dont l’utilisation est très répondue dans le monde. C’est une technique qui remonte à 200 ans et qui doit son succès à un médecin allemand : Samuel Hahnemann.

Cette médecine douce ne prend pas seulement en considération les caractéristiques d’un individu, mais s’intéresse aussi aux symptômes qu’il présente. Le principe que défend l’homéopathie est simple. Les symptômes feraient suite à deux grands facteurs : le premier facteur concerne le déséquilibre du corps et la deuxième cause est la tentative de celui-ci de retrouver son équilibre initial.

Principe

Suivant l’adage « Le semblable guérit le semblable », l’homéopathie repose sur des observations cliniques qui ont démontré l’efficacité de ce principe de similitude. Le professionnel administre une dose diminuée à celle qui serait à l’origine de l’effet induisant la pathologie.

En clair, une substance à haute dose entraînant des symptômes acquiert un effet curatif lorsqu’elle est en petites quantités.

Par ailleurs, la loi de l’individuation est très primordiale. Chaque personne éprouve des réactions différentes qu’il convient de cerner pour éviter les complications. L’homéopathie ne traite pas la maladie, mais traite plutôt la personne elle-même.

L’homéopathie défend la capacité d’auto-guérison de l’organisme humain. Ainsi, elle tend à déclencher ce processus via plusieurs stratégies et traitements. Le choix prend en considération les caractéristiques du malade et la façon dont son corps réagit face aux symptômes. Les traitements homéopathiques peuvent ainsi soigner un rhume, favoriser une perte du poids, corriger les insomnies, traiter les addictions, etc.

La substance active qui compose un traitement homéopathique peut avoir plusieurs sources. Elle peut être végétale, animale ou minérale. Le processus de fabrication fait appel à des mécanismes plus ou moins complexes qui doivent cibler le juste milieu afin de ne ni déclencher l’effet pathologique ni perdre l’effet curatif.

La dilution se fait alors méticuleusement pour donner naissance à un liquide. L’extrait est ensuite dispatché entre granules, comprimés et gouttes.

L’homéopathie pour arrêter l’alcool

Bien évidemment, arrêter l’alcool doit faire l’objet d’une consultation chez un professionnel avant de décider d’opter pour l’homéopathie. Celle-ci intervient principalement dans la période post-sevrage pour prévenir les rechutes. Si les méthodes traditionnelles ne parviennent pas à aider le concerné à maintenir son abstinence, le principe de cette médecine douce pourrait être extrêmement efficace.

Sevrage alcoolique et homéopathie

Comme nous l’avions constamment relaté, l’homéopathie est de plus en plus sollicitée pour traiter les formes rebelles des dépendances à l’alcool. Elle  fait appel à plusieurs traitements médicamenteux dont les objectifs thérapeutiques diffèrent.

Le choix d’un bon médicament conditionne la réussite du traitement homéopathique. Par ailleurs, une phytothérapie, des oligo-éléments et des vitamines peuvent compléter cette prise en charge afin d’augmenter la réceptivité de l’organisme.

Ces facteurs combinés expliquent la nécessité de connaître la personnalité de la personne alcoolique, son vécu ainsi que les circonstances psychologiques étant à l’origine de l’alcoolodépendance.

Cette relation homéopathe-malade et le lien de confiance qui en découle sont les principales conditions qui doivent être impérativement assurées. Le cas échéant, l’homéopathie risque d’aboutir à l’échec.

Lorsque l’on commence à apercevoir une amélioration, on doit espacer les doses pour maintenir et stimuler davantage la guérison.

Les médicaments homéopathiques pour soigner l’alcoolisme

Si l’on était amené à divulguer un seul avantage de l’homéopathie, ce serait celui de la rareté, voire de la quasi-absence d’effets secondaires ainsi que des contre-indications. Voici donc les médicaments les plus utilisés.

médicaments homéopathie

Sulfur

L’efficacité du Sulfur est bel et bien reconnue par les professionnels de l’homéopathie. Outre la dépendance à l’alcool, on opte pour le Sulfur dans les cas de troubles de comportement, des troubles généraux tels que la fatigue, les céphalées ou le désir constant du sucre.

Il est également prescrit en cas de troubles digestifs, respiratoires, circulatoires, cutanés ainsi qu’en période de ménopause.

Nux Vomica

Tel que son nom pourrait faire comprendre, Nux Vomica est un traitement homéopathique de première intention en cas de nausées. Il est indiqué dans les épisodes grippaux, en cas de rhinite infectieuse, de gastro-entérite, d’hémorroïdes, de troubles d’humeur et aussi en cas du syndrome prémenstruel.

Lachesis

Il s’agit d’un remède homéopathique tiré du venin d’un serpent appelé Lachesis mutus. En plus de l’alcoolisme, Lachesis permet de venir à bout de plusieurs pathologies d’ordre psychologique et psycho-affectif. En guise d’exemple, citons l’autoritarisme, la jalousie, la dépression. Mais pas uniquement ! Il attaque des troubles physiques tels que les vertiges au réveil, les bouffées de chaleur et les douleurs au niveau des ovaires.

Luesinum

Le Luesinum est également un traitement homéopathique permettant de traiter l’alcoolisme, mais aussi des pathologies diverses. On fait appel à l’effet thérapeutique de ce traitement dans le cas d’affections rhumatologiques, dermatologiques ainsi qu’en cas d’insomnies et de névralgies. Il peut également contribuer dans le traitement de la maladie de Lyme qui, banale au début, risque de nuire au système nerveux si elle n’est pas traitée à temps.

En somme

L’homéopathie a pu prouver son efficacité contre l’alcoolisme et les symptômes qui s’y associent. Bien qu’accessible, elle exige la connaissance de plusieurs informations en vue de cibler la prise en charge thérapeutique adéquate.

Chaque patient est unique. L’homéopathie n’agit pas de la même manière chez tous les patients.

N’entamez jamais un traitement homéopathique sans avoir consulté un professionnel au préalable. Celui-ci, sur la base de plusieurs déterminants, dresse votre profil puis veille à instaurer un plan de traitement compatible avec votre cas. Il tient en compte toutes vos caractéristiques physiques et psychologiques ainsi que les particularités de votre addiction.

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