Faire une cure de désintoxication contre l’alcool, mais où ?

ou faire une cure de désintoxication alcool

Où faire une cure de désintoxication alcool ? C’est la question que l’on se pose souvent quand on est dépassé par l’alcoolisme. Cette problématique, reconnue désormais comme une maladie, continue de tuer des milliers de Français chaque année. Impactant le concerné et son entourage, les cures de désintoxication font l’objet d’une solution ultime qui prouve son efficacité.

Vous résidez en France et êtes touché de près ou de loin par une dépendance à l’alcool ? Nous vous présentons les établissements qui assurent l’accueil des personnes alcooliques et la prise en charge du processus de désintoxication.

Mais avant d’aborder les structures où faire une cure de désintoxication alcool, quelles sont les étapes d’une cure de désintoxication ?

En gros le guide pour tout savoir sur une cure de désintoxication contre l’alcool.

Alcoolisme : déroulement d’une séance de désintoxication

Le protocole mis en place diffère s’il s’agit d’une addiction ancienne et intense ou d’une dépendance récente et légère. De même, l’état de santé physique et psychologique a un impact sur le déroulement des cures de désintoxication. Leur durée varie entre deux, quatre ou six semaines et elles sont accompagnées d’un suivi psycho-social.

Le sevrage peut être résidentiel ou ambulatoire. En résidentiel, il requiert un séjour au centre de désintoxication et est obligatoire pour les anciens alcoolodépendants. En ambulatoire, le traitement n’exige pas d’hospitalisation et peut se faire à domicile sous surveillance.

Dès que l’alcoolodépendance est traitée, un suivi individualisé est prévu pour maintenir l’abstinence et assurer l’insertion socio-professionnelle. Dans certaines situations, des benzodiazépines sont prescrites à court terme pour contrer les effets du sevrage tels que l’anxiété et l’insomnie. Les carences sont prévenues grâce à une supplémentation vitaminique : B1 et B3 (ou PP).

Où faire une cure de désintoxication alcool ?

Il existe plusieurs structures destinées particulièrement aux prises en charge des cures de désintoxication. Toutefois, elles diffèrent selon : leur prix, leur situation géographique, ou le type de traitement auquel elles font appel. La prise en charge par la Sécurité Sociale est également un critère d’orientation. Nous l’évoquerons plus tard dans cet article.

Parmi les établissements qui proposent des cures de désintoxication remboursables par l’Assurance Maladie, nous vous présentons les Unités d’addictologie des hôpitaux publics. Il s’agit d’établissements étatiques qui mettent en place des consultations médicales spécialisées pour traiter les différentes addictions.

Mais pas uniquement ! Ces établissements se voient attribuer un rôle social et préventif via des stratégies d’information et de sensibilisation. Le territoire français abrite d’autres centres où faire une cure de désintoxication alcool. En voici les détails.

Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie : CSAPA

 

ou faire une cure de désintoxication alcool

Depuis 2011, on ne parle plus de centres spécialisés de soins toxicomanes ou encore de centres de cure ambulatoire. Ces deux établissements ont été regroupés dans une seule structure : les centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie relevant du secteur public (CSAPA).

Ce sont des structures multidisciplinaires dont les prestations thérapeutiques sont prodiguées par des équipes qualifiées et spécialisées. Hormis ses actions de prévention et de sensibilisation, le CSAPA dispose des moyens qu’exige une prise en charge pluridisciplinaire axée sur le traitement des conduites addictives dont l’alcoolodépendance.

À travers ses 201 établissements géographiquement dispersés dans toute la France, le CSAPA assure l’accueil, le diagnostic, les suivis psychologiques, l’accompagnement social – insertion et droits sociaux – du concerné ainsi que l’information et l’orientation de son entourage.

Unités de Soins de Suite et de Réadaptation : SSR

En France, on compte 1 847 unités de soins de suite et de réadaptation : un établissement sur deux relève du secteur public. Les SSR soutiennent le sujet guéri durant son abstinence et sont chargés du suivi postcure.

Ces unités adoptent une approche thérapeutique qui se veut rassurante. De nombreuses stratégies centrées sur le patient sont mises en place en vue de cerner ses besoins et contrer les états dépressifs. En guise d’exemple, les entretiens motivationnels, les thérapies de groupe ou individuelles, la relaxation, les ateliers thérapeutiques, etc.

Le suivi médical est ainsi renforcé par un suivi psychologique et social ainsi qu’au moyen de thérapies cognitives et comportementales. L’objectif est de maintenir l’effet thérapeutique des cures de désintoxications pour protéger le patient d’une éventuelle rechute.

Institut ADIOS

Doté d’une solide expérience dans la lutte contre les comportements addictifs, l’Institut ADIOS propose et défend une méthode alternative reconnue par les neurosciences. C’est une méthode de désintoxication psychique qui vise à éradiquer la dépendance en revenant à son origine. ADIOS permet d’affronter les troubles de l’attachement en agissant sur les réactions émotionnelles déclenchées par certaines blessures anciennes ou récentes. Elle combine hypnose, psychologie énergétique, techniques anti-traumatismes et de recentrage anti-stress pour changer radicalement le comportement d’addiction mis en place par l’inconscient.

Ces services sont accessibles et disponibles dans plusieurs villes françaises. Une simple prise de contact est suivie par une assistance quasi-immédiate.

Alcoolique qui refuse d’aller aux centres de désintoxication. Que faire ?

Certes, la dépendance d’un proche est une épreuve difficile et douloureuse. Vouloir tout faire pour aider est un réflexe qui peut rapidement se transformer en impuissance face au refus et au déni du sujet concerné. Ce dernier possède tout le droit de refuser par exemple d’être admis dans un centre de cure de désintoxication : aucune obligation n’est possible — sauf, bien entendu, en cas de condamnation pénale avec obligation de soins.

Il faut commencer par sensibiliser indirectement le sujet alcoolique pour qu’il prenne progressivement conscience de son problème. Si l’on agit autrement, on risque de compliquer davantage la situation. En effet, on remarque plus de réceptivité chez une personne ayant la volonté de se soigner que chez un sujet envoyé par son entourage.

Cure de désintoxication contre l’alcool : quel remboursement ?

Les cures de désintoxication au niveau d’un CSAPA ou d’une unité d’addictologie des hôpitaux publics en France font l’objet d’un remboursement intégral. Qu’il s’agisse d’un bilan de santé, d’un traitement médicamenteux, d’une psychothérapie, d’une insertion/réinsertion sociale et professionnelle, la Sécurité Sociale finance toutes les étapes de la prise en charge.

Concernant les centres privés, l’hospitalisation, les suivis médicaux et psycho-sociaux liés aux séances de désintoxication, ils sont à la charge entière du patient

Voir aussi : Qu’est ce qu’un centre de post cure contre l’alcool ?

                        Quels sont les différents groupes de soutien pour l’alcool ?

                        Comment apporter votre aide à un alcoolique ?

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