Comment aider un alcoolique qui ne veut pas se soigner ?

Publié le 24 mai, 2024 par Sarah Nacass

Beaucoup de personnes qui souffrent d’addictions sont dans le déni. Cette dénégation peut entraîner une certaine frustration chez leurs proches, notamment lorsque la personne alcoolodépendante refuse le sevrage.

Quelquefois, on veut tellement l’aider que l’on risque de le faire fuir. Certaines réactions entraînent chez lui un attachement plus fort envers l’alcool.

Mais alors, comment procéder pour aider un alcoolique qui refuse le traitement ?

Voici comment aider un alcoolique qui ne veut pas se soigner

Changer d’attitude

  • Rester informé

On ne peut jamais porter de l’aide à une personne alcoolodépendante si l’on ignore le mécanisme de l’alcoolisme et les réactions qui en découlent.

En effet, le comportement d’un alcoolodépendant s’explique par l’effet biphasique. Pour faire simple, c’est un terme qui fait référence à l’état de la personne en fonction du taux d’alcool dans le sang : l’alcoolémie. Quand cette dernière augmente, le consommateur gère sa dépression, mais quand elle est diminuée, il est angoissé et souffre de pensées suicidaires.

La personne alcoolique prend de mauvaises décisions sans en être consciente. Elle est persuadée qu’elle se contrôle alors qu’elle n’attire que les ennuis personnels et professionnels.

Quand elle est enfin consciente de cette réalité, elle se remet à sa consommation abusive pour surmonter l’échec. Un cercle vicieux infini

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  • Soutien inconditionnel

Pour rompre le cercle vicieux que nous venons d’aborder, on doit valoriser constamment les choix positifs du concerné et apprécier à voix haute ses progrès.

Par ailleurs, on doit miser sur le langage non-verbal dont l’efficacité est largement démontrée par toutes les sciences. Il convient de manifester généreusement :

  • les sourires

  • les caresses

  • les câlins pour montrer la satisfaction et la fierté envers les comportements du sujet alcoolique à l’état normal

Dans les pires moments, il est important de montrer l’angoisse et la peine que l’on ressent tout en évitant la culpabilisation et les jugements. Un regard inquiet suivi d’un câlin silencieux entraîne plus de changements positifs qu’un reproche ne le ferait.

Agir de la sorte peut faciliter la démarche de convaincre un alcoolique de se faire soigner.

aider un alcoolique qui ne veut pas se soigner
  • Ne jamais insister

Insister en souhaitant aider peut avoir l’effet inverse, cela repousse la personne alcoolique et la plonge dans sa solitude. Au début, il est toujours préférable d’opter pour des discussions simples et brèves. Si l’on continue de lui énumérer les méfaits de l’alcool, on nourrit son déni et son sentiment d’échec. Répéter constamment ne fait qu’affecter son estime de soi. Le meilleur que l’on puisse faire est de laisser la personne respirer.

De temps en temps, il est essentiel de garder des distances afin qu’elle reprenne le contrôle, qu’elle digère les idées qu’on lui a transmis.

Au bout de quelques jours, on reprend le sujet autrement et progressivement pour éviter toute réaction exagérée.

Interagir avec la personne alcoolique

  • L’écoute active

Parler n’est pas toujours indispensable, écouter l’est !

Le plus important est de montrer sa disponibilité, de prouver au concerné que l’on est à ses côtés, indépendamment de sa situation et de ses comportements.

On doit adopter fidèlement l’écoute active afin de disperser les doutes de la personne alcoolique. En procédant ainsi, elle comprend qu’on lui fait entièrement confiance et qu’on l’accepte telle qu’elle est.

Par conséquent, on serait à même de la préparer à l’acceptation de l’aide et du traitement.

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Comment aider un alcoolique qui ne veut pas se soigner grâce à l’honnêteté ?

Une des choses qu’un alcoolique apprécie énormément, c’est l’honnêteté. La transparence est de mise lorsque l’on souhaite discuter avec lui, il la ressent.

Lui dévoiler des sentiments de peur et d’inquiétude lui permet de se remettre en question, car il devient conscient des douleurs émotionnelles engendrées par son addiction à l’alcool.

On ne le dira jamais assez, les paroles doivent mettre en valeur la particularité de la relation.

Il faut privilégier des expressions comme : « Je n’arrive plus à te voir aussi souvent qu’auparavant, cela me chagrine. Partager plus de temps avec toi me manque terriblement ».

Évitez le langage de reproche et de négativité comme : « Tu n’es plus comme avant, tes décisions ne sont plus matures et tu ne passes plus tes moments avec moi… Tu me déçois ».

Interagir avec la personne alcoolique
  • Prévoir des activités ensemble

Proposer de l’aide à longueur de temps risque d’irriter la personne et de lui transmettre un sentiment de dépendance, ce qui déclenche un effet paradoxal.

L’idéal est de se baser sur ses passions afin d’organiser des activités divertissantes.

Cela le rend plus proche et satisfait l’effet récompense entraîné habituellement par la consommation d’alcool, de quoi faire d’une pierre deux coups !

  • Demander une aide extérieure

Malgré la chance de trouver l’aide dans son entourage, il arrive que les proches se sentent dépassés et aient besoin d’une assistance pour réussir à aider la personne alcoolodépendante. Certaines résistances nécessitent un soutien spécialisé pour y remédier.

Dans les situations de crise, quand la violence n’est plus contrôlable, la seule aide que l’on apporte est celle d’avertir les équipes spécialisées.

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  • Préserver son état d’esprit

Si l’on veut vraiment aider, il faut que l’on ait un bon état d’esprit ainsi qu’une psychologie saine. Dans le cas contraire, on fera tout sauf porter de l’aide ! Des conflits apparaissent et risquent d’empirer l’état de dépendance de celui que l’on cherche à assister.

Il existe des organisations qui soutiennent l’entourage des personnes alcooliques. S’y fier est un bon moyen de déstresser et de recharger ses batteries.

De même, on ne doit jamais prendre à cœur les mensonges et la colère d’un sujet alcoolique connu pour sa sincérité et sa loyauté. La dépendance à l’alcool peut induire des comportements difficiles, une attitude de compréhension et de soutien sera plus efficace pour les désamorcer.

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L’Institut ADIOS peut accompagner la personne concernée par ce trouble de l’addiction avec un praticien en Activation du Changement, expérimenté et de confiance, afin de comprendre et soulager sa maladie.

Une multitude de techniques sont utilisées dont l’hypnose, un moyen efficace pour se défaire de l’alcoolisme.

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Notre méthode a déjà prouvé son efficacité avec un taux de réussite de 95% de clients satisfaits parmi ceux qui sont allés au bout du programme.

N’hésitez donc pas à demander de l’aide auprès de nos instituts que ce soit pour un proche ou pour vous-même.

En somme

Certes, voir une personne qui nous est chère s’autodétruire n’est pas facile. Pour l’aider, il faut trouver le juste milieu dans l’attitude à son égard.

En plus des méthodes citées dans cet article, on peut s’orienter vers des institutions spécialisées dans l’aide aux sujets souffrant d’alcoolisme.

Quoi qu’il en soit, rester constamment informé sur l’alcoolodépendance est une nécessité absolue. Il faut savoir qu’une connaissance des mécanismes et des réactions impliquées permet de partir sur de bonnes bases. Cela permet d’éviter les tensions et de prévenir les crises, l’agressivité, le déni, le refus et la violence.

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