Aide famille alcoolique : comment aider une famille d’alcoolique?2021-05-26T10:15:25+00:00

Aide famille alcoolique : comment aider une famille d’alcoolique?

Il est assez rare de se demander comment aider une famille alcoolique. Quand on évoque l’alcoolisme, les soutiens se réservent à celui qui en souffre. Pourtant, l’entourage et les proches sont tout autant touchés par les effets indéniables de l’addiction à l’alcool. Vivre ensemble sous le même toit est une épreuve difficile qui risque d’irriter leur psychologie.

Violence, mensonge, isolement… Tous sont des souffrances qui font l’objet d’un drame quotidien. Plusieurs aides ont été mises à la disposition des familles pour faire face à cette situation et éviter d’empirer même l’état de la personne alcoolique.

Différentes méthodes ont déja fait leurs preuve, mais quelle est la clé de la question comment aider une personne alcoolique?

Effets de l’alcoolisme sur l’entourage

Pour savoir comment aider une famille alcoolique, on doit comprendre les effets de l’alcool sur les proches. De nombreuses études ont été menées pour comprendre la souffrance des membres de la famille d’une personne alcoolique. La qualité de leur vie s’altère considérablement à cause des comportements liés à l’addiction.

Bien que les souffrances des conjoints (es) soient les plus courantes, les consultations des proches laissent découvrir un drame quotidien. Ils éprouvent des sentiments associés à l’abandon, l’anxiété, la peur, la colère et la culpabilité. Ils sont toujours inquiets et, épuisés, pensent à ignorer la personne alcoolique.

Une étude américaine a pu identifier clairement les problèmes communs déclarés par les familles des personnes alcoolodépendantes. Entre autres, l’étude avait relevé des problèmes émotionnels et relationnels, des soucis financiers, des conflits familiaux, des problèmes liés à la violence ainsi que des problèmes légaux.

Les enfants, avec une psychologie très fragile, ne résistent toujours pas aux éventuels conflits parentaux. Devenant très stressés et angoissés, ils n’acceptent pas que la belle image de son parent s’altère et fait tout pour justifier ses comportements.

À un certain moment, ils ne savent plus comment expliquer les situations, les réactions, les doutes et les ennuis : ils s’épuisent. Leur système de défense adopte le déni et commence à développer des résistances. Quand ils finissent par se heurter à la réalité, ils risquent de développer des troubles mentaux, entre autres : le trouble affectif bipolaire.

Comment aider une famille alcoolique ?

Les familles sont ainsi désemparées et sombrent dans l’inquiétude. Quand un père, une mère, une sœur, un conjoint (e) est alcoolique, l’équilibre familial connait des instabilités. Quelquefois, l’entourage se culpabilise pour ne pas pouvoir aider leur proche dont l’état de santé continue de se dégrader.

Ces émotions risquent d’entraîner une codépendance. La famille commence à souffrir d’épisodes dépressifs et à devenir passive.

Voici donc comment aider une famille d’alcoolique pour préserver leur état d’esprit.

  • Groupes de paroles

Les groupes de paroles assurent un excellent soutien aux familles des personnes alcooliques. Ils permettent de s’entraider et d’échanger. S’imprégner des expériences des autres est un très bon moyen de lutte contre la codépendance et la démotivation. En France, 200 groupes de paroles anonymes sont destinés aux familles/amis des personnes alcooliques.

De même, les stratégies qui y sont adoptées permettent aux proches de prendre conscience de leur comportement vis-à-vis de la personne alcoolique. Au fil des réunions, chacun évolue dans sa prise de conscience. Chaque participant parvient à mieux contrôler ses réactions et à responsabiliser ses comportements.

Les groupes de paroles sont très bénéfiques pour les enfants issus d’une famille alcoolique. Ils veillent à les aider pour sortir de la honte, de la solitude et de la culpabilisation. Cela leur permet également de ne pas se laisser définir par la maladie de son père, de sa mère ou de sa fratrie. Ils parviennent à surmonter l’angoisse et les pensées négatives, mais aussi à comprendre ce qui était abstrait pour eux.

  • Conjoint (e) : cas particulier

Le conjoint subit plus de souffrances, c’est la personne la plus proche de l’alcoolodépendant. Souvent, il est pris dans une spirale qu’il n’arrive pas à maîtriser. L’alcool, modifiant la vie du couple, est susceptible de céder place à la violence conjugale. Peu à peu, le conjoint devient dépendant du sujet alcoolique, ce qui empire la situation.

Un climat d’incertitude s’installe. Les peurs, les angoisses et la culpabilité continuent de percer. La perte de confiance rend la vie de plus en plus difficile, la distanciation commence à s’infiltrer. Il devient ainsi impossible d’agir pour se sauver et sauver son conjoint.

L’idéal est de consulter un médecin de famille. Celui-ci explique les symptômes qui bloquent le conjoint pour l’inciter à reconsidérer son partenaire. Certes, il ne minimise pas cette souffrance, mais essaie simplement de mettre le conjoint en situation et de soulager ses inquiétudes.

Les deux partenaires doivent être pris en charge, idéalement, par deux médecins différents. Cela permet de garder une neutralité pour bien gérer les crises et amener chacun à reconsidérer l’autre.

  • Consultations au centre d’addictologie

Les centres d’addictologie proposent des consultations individuelles pour les familles en situation précaire.  L’entourage peut être également accueilli pour une consultation carrément familiale.

L’objectif des consultations aux centres d’addictologie est d’expliquer clairement l’alcoolodépendance. Elles se veulent rassurantes et assurent l’accompagnement et la surveillance de la famille, particulièrement des personnes vulnérables : enfants, personnes âgées, déprimés, etc.

De même, les équipes spécialisées veillent à assister les familles sur le plan social ainsi que relationnel. Elles leur apprennent à éviter les jugements et leur expliquent la contre-productivité d’un comportement de surveillance qui peut amener la personne alcoolique à boire discrètement.

En somme

Aujourd’hui, les familles des personnes alcooliques ne sont plus seules, elles sont accompagnées et bien rassurées. Des thérapies individuelles, des thérapies de groupe ou encore des groupes d’entraide sont mis à la disposition des proches pour les assister au quotidien.

Il s’agit d’une approche multidisciplinaire qui, en assurant le bien-être de la famille, garantit une ambiance adéquate qui favorise la guérison de la personne alcoolique. C’est tout un programme de soins à objectif bien déterminé pour faire face aux conflits et aux déceptions.

Les interventions sont centrées sur la petite enfance, car selon des études, un enfant issu d’un parent alcoolique a plus de chance de développer une addiction à l’alcool. Des prises en charge efficientes sont mises en place pour sensibiliser cette tranche d’âge et encadrer sa fragilité. Souvent, la fratrie ou l’autre parent sont sollicités pour réussir ces actions préventives et curatives.

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