Le protocole par étapes d’un sevrage alcoolique

Les étapes sevrage L’alcoolisme peut atteindre des seuils inquiétants, laissant la personne alcoolique et son entourage dans l’hésitation et la souffrance. Aujourd’hui, le sevrage alcoolique a connu de grands progrès du moment que la communauté scientifique est plus éclairée sur les mécanismes de l’alcoolisme.

Cela dit, le sevrage d’alcool passe forcément par des étapes qu’il convient de respecter en vue de ne pas tomber dans les complications. Il va sans dire que les étapes peuvent être réalisées simultanément et sont indissociables. Toutefois, la durée de sevrage alcool ne peut pas être déterminée avec exactitude.

Voici donc le protocole suivi et l’ensemble des étapes qui forment le processus du sevrage alcoolique.

Sevrage physique

La décision d’arrêter de boire est certes, un excellent début et un nouveau départ. C’est le bon signe d’une implication totale et d’un engagement responsable du sujet alcoolique. Néanmoins, cette décision doit être encadrée afin d’éviter tout effet secondaire sérieux. Ainsi, La question fondamentale est de savoir comment faire un sevrage alcool ?

La prise en charge se fait initialement par un médecin généraliste qui réfère le concerné à un centre d’addictologie ou à un établissement spécialisé. Ensuite, une hospitalisation peut être envisagée si l’addiction est intense et très ancienne. Dans certains cas, une prise en charge ambulatoire peut toutefois être proposée au sujet alcoolique si sa dépendance à l’alcool s’avère contrôlable et récente ou s’il est bien entouré.

Ce sevrage physique peut être subdivisé en sous-étapes.

Sevrage ambulatoire 

Le sevrage ambulatoire se fait principalement au domicile. Ce mode de sevrage requiert un grand engagement vis-à-vis de la prise des traitements et du respect des consignes. Ceux-ci préviennent la gravité du syndrome de sevrage connu pour entraîner des complications physiques et comportementales.

Dans la majorité des cas, il y a l’arrêt de travail . Le suivi est régulier durant les premiers jours, le médecin envisage des visites quotidiennes les 3 premiers jours. Ensuite, il espace ses visites, mais reste joignable. Il oblige une abstinence totale et préconise la prescription d’anxiolytiques, de tranquillisants et d’autres médicaments susceptibles de vous aider à affronter l’envie de boire.

Adoptez une activité que vous ferez à chaque fois que l’envie de boire vous déstabilise. Cela aidera à diminuer progressivement l’appétence pour l’alcool.

Sevrage hospitalier

Sevrage hospitalier Comme nous l’avons précisé, le mode de sevrage hospitalier est préconisé pour les anciens buveurs ou encore pour les personnes présentant d’importants troubles de comportement. De même, le sevrage hospitalier est recommandé après l’échec d’un sevrage ambulatoire. Dans ces cas, un service spécialisé en alcoologie prend le relais et exige une hospitalisation avant que l’aggravation ne soit signifiante.

Le séjour en hôpital peut durer 1, 2 ou 3 semaines, voire plus. Tout dépend de la manière dont réagit le sujet alcoolique ainsi que des complications qu’il encourt (ou pas). Les traitements mis en place visent l’hydratation intensive pour éviter l’agitation, les sueurs, les tremblements,  ainsi que d’autres objectifs thérapeutiques facilitant le sevrage.

À l’issue de la durée d’hospitalisation, une aide psycho-sociale peut être proposée ou demandée si l’état de la personne requiert un accompagnement. D’ailleurs, c’est fortement recommandé, car cela aide à éviter les rechutes.

Sevrage psychologique

Le sevrage psychologique a autant d’importance que le sevrage physique. En effet, c’est ce qui va permettre de prévenir efficacement les rechutes et d’augmenter l’efficacité des traitements médicamenteux.

Le sevrage psychologique répond à 2 conditions principales.

La première condition est la maturation psychique qui se réalise dès que la personne prend conscience des prix qu’il se trouve obligé de payer pour boire. Les prix ne sont pas seulement d’ordre économique, mais aussi d’ordre social. Quant à la deuxième condition, c’est la pression extérieure qui vient mettre la personne alcoolique dans une position de vulnérabilité. Elle se trouve alors obligée de choisir entre l’alcool et son conjoint, son travail ou encore ses amis.

Les étapes qui assurent le sevrage psychologique sont au nombre de 5.

Le déni

Le déni est l’étape la plus longue du sevrage psychologique. La personne alcoolique est dans une situation de refus et ignore inconsciemment son addiction. De nombreuses techniques sont disponibles, permettant de faire sortir le concerné de son déni. Néanmoins, si la situation ne fait que s’aggraver, consulter un thérapeute est le seul bon choix à faire. Le but est d’éviter tout trouble mental grave pouvant survenir dès qu’il prendra conscience de ses problèmes.

Le soulagement

Ce soulagement est transitoire, passagère et fait suite à une sous-estimation du problème d’alcoolisme. Cela survient quand l’individu arrête ou diminue sa consommation d’alcool pour quelques jours. En effet, il minimise la gravité de son addiction et se voit boire peu.

Ce soulagement trompeur finit par une reprise progressive d’alcool et une augmentation graduelle des verres bus jusqu’à arriver de nouveau à une alcoolodépendance.

Le vide

L’abstinence crée un sentiment de vide accompagné d’une charge émotionnelle nouvelle et destructive. La personne abstinente commence à ressentir l’ennui qu’elle comblera par l’abus de nourriture ou de boissons, la fuite de travail ou encore la sédentarité mortelle.

C’est pourquoi, nous ne recommandons jamais d’entamer un sevrage alcoolique sans avoir préalablement pensé à une activité pour remplacer l’addiction. C’est la seule clé qui permettra de prévenir ce vide et ses séquelles.

La destruction

La destruction Cette étape s’avère douloureuse et d’allure dépressive. Elle résulte d’un sentiment d’isolement. La personne alcoolique se sent différente et ne fait pas confiance en sa capacité d’intégration.

Les groupes d’entraide font l’objet d’une solution radicale pour ce problème. Le but est de lutter contre le sentiment d’isolement , de prévenir et de traiter les épisodes dépressifs pouvant mener à des rechutes. Il est important de savoir que faire après une sevrage alcool.

La reconstruction

Les astuces précédentes permettent à l’abstinent de se reconstruire. Il arrive à se pardonner, à recomposer ses rapports à l’égard d’elle-même, des autres ainsi que de l’alcool.

Vis-à-vis d’elle-même, elle passe de l’exigence à la souplesse. Vis-à-vis des autres, elle passe de la fixité à la plasticité. Enfin, vis-à-vis de l’alcool, elle sort de l’affrontement pour adopter facilement l’évitement.

Les étapes citées au travers de cet article sont les ingrédients d’un sevrage sain et efficient. Il permet non seulement d’éliminer les risques d’hallucinations et de délire, mais aussi de se réconcilier avec soi-même. Éviter l’alcool et prévenir les rechutes ne deviennent que faciles.

 

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