Vous avez réussi votre sevrage d’alcool ? bravo ! c’est une très bonne chose. Mais à présent vous craignez de faire une rechute ? c’est normal. La durée du sevrage alcool pouvant être relative à chaque patient. Le risque existe et vous avez bien raison de vous en inquiéter. Dans la suite de cet article, nous vous invitons à découvrir quelques astuces pour tenir le coup, ne plus tomber dans les revers de l’alcool, à réussir ce qu’on appelle la phase de consolidation.

Comment tenir le coup après un sevrage d’alcool

Pour arriver à tenir le coup après un sevrage et réussir à ne pas faire une rechute, vous pouvez suivre divers conseils que nous proposons.

Essayez un contrat d’abstinence

Contrat d'abstinence Après les étapes d’un sevrage alcoolique, le plus dure reste dans la détermination avec laquelle vous compter poursuivre votre sevrage. C’est pourquoi nous vous conseillons un contrat d’abstinence. Ce contrat fait par vous-même, auquel vous avez consenti vous permet de vous mettre une certaine pression en vous rappelant chaque fois vos motivations personnelles. Quand vous vous sentez en difficulté et êtes vraiment trop tenté, relisez-le.

Détecter et éviter les situations à risque

Il est très important pour vous de savoir déterminer les situations dans lesquelles vous pourriez être amené à boire. Néanmoins, s’il arrivait pour vous de boire par inadvertance ou faire un faux pas, ne vous découragez surtout pas ; ne vous laissez pas aller. Attention toutefois à ne pas confondre un dérapage (vous consommez par moment mais en très faible quantité puis vous vous abstenez encore) et une rechute.  Essayez plutôt de comprendre ce qui vous a entrainé . Prêtez attention aux situations qui vous déstabilisent et évitez-les.

Revoyez vos fréquentations

Si vous êtes entouré de personnes qui boivent, cela ne vous aidera pas du tout à tenir le coup. Commencez à éviter gentiment vos amis buveurs, à refuser leurs invitations. S’ils essaient de vous entrainer, rappelez-vous vos motivations et vendez-les-leur.  Au lieu de passer du temps avec eux, vous pourriez plutôt aller dans les soirées ou réunions de groupes d’échanges pour les personnes comme vous, des anciens buveurs.

Il vrai que vous vous sentirez tout seul après avoir coupé les ponts avec vos compagnons dépendants à l’alcool. C’est pourquoi nous vous conseillons de vous faire de nouveaux amis en veillant surtout à ce qu’ils soient capables de vous comprendre et de vous aider à aller de mieux en mieux.

Réaménager vos temps libres et votre environnement immédiat

Maintenant que vous ne passez plus votre temps à boire, vous avez sûrement plus de moments libres. Essayez d’en faire bon usage. Faites du sport par exemple, allez promener votre chien, faites les courses, cuisine, accompagnez vos enfants au parc, regardez la télé avec eux, faites de la bonne lecture etc. Apprenez également à passer du libre pour méditer et écouter vos émotions.

Gérer ses émotions Autre chose, tenez un journal de bord. Rédigez votre journal de bord et notez-y chaque fois vos envies de boire. Gardez-le près de vous et relisez-le de temps à autre pour faire le bilan d’où vous en êtes, tous les avantages que vous tirez de votre sevrage. Vous devoir pouvoir avoir du temps pour un tel exercice après avoir aménagé votre temps.

En ce qui concerne votre environnement immédiat (bureau et maison par exemple), débarrassez-vous de toutes les bouteilles qui pourraient vous inciter à boire. Vous devez assainir votre cadre de vie. Vous aboutirez à la conclusion un esprit saint dans un corps saint.

Mise en place d’un suivi à long terme

Il vous serait aussi bénéfique de continuer à vous faire suivre par les professionnels. La première année de votre nouvelle vie sans alcool est la période la plus sensible ; vous avez besoin d’être accompagné et soutenu par votre médecin traitant et votre entourage direct. Il en est justement ainsi parce que ce n’est toujours pas évident de s’en sortir seul.

Un accompagnement psychothérapeutique peut ainsi se révéler très important. Le fait de vous sentir libre de parler et surtout de savoir que vous êtes écouté sans être jugé peut vous faire un grand bien. Des thérapies conjugales et familiales peuvent aussi vous aider. Vous appartenez ainsi à une communauté prête à vous pousser de l’avant et vous soutenir.

Généralement, les rapports entre les personnes qui ont des problèmes d’alcool et leurs familles proches, conjoints ou enfants sont très complexes. Il faut donc vous faire suivre afin de rétablir ces relations et de vous faciliter la guérison complète. Plus vous vous sentez soutenu par votre conjoint dans le processus et avez la paix à la maison, plus vous serez motivé.

A voir aussi :  Sevrage alcool et symptômes : les syndromes du manque

                         Traitement pour sevrage alcool : quels sont-ils?

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