ARRÊTER DE FUMER SEUL

Au vu des conséquences relatives au tabagisme actif, il importe que chaque fumeur prenne ses responsabilités pendant qu’il est encore temps. Il existe plusieurs possibilités pour permettre à tout le monde de se libérer de l’emprise du tabac, le fait d’arrêter de fumer sans rien, notamment. Comment peut-on réussir à se sevrer tout seul ? Les astuces suivantes vous seront d’une grande aide.

Un bilan initial s’impose

La nicotine, à l’instar de plusieurs autres substances à forte propension d’induire un état de dépendance, a pour action de provoquer une rechute pendant le sevrage lorsque l’on ne s’y prend pas de la bonne manière. Alors, si vous décidez de vous passer des spécialistes et des structures habiletés pour arrêter de fumer, vous devez faire montre d’un certain niveau de rigueur, de discipline et d’organisation pour réussir. Idéalement, arrêter de fumer seul doit se dérouler en plusieurs étapes, celle du bilan avant arrêt constituant la première.


Ce bilan consiste dans un premier temps à trouver une réelle motivation qui puisse vous permettre quelles que soient les difficultés auxquelles vous serez confrontées, de trouver la force de continuer. Ensuite, il s’agira de faire une évaluation de votre niveau de dépendance au tabac et enfin, de trouver une méthode afin d’enclencher le processus.


Pour trouver une motivation suffisante pour vous faire tenir, posez-vous la question de savoir ce que le fait d’arrêter de fumer sans rien vous apportera dans vos vies familiale et professionnelle, l’effet que cela aura sur votre futur bébé, sur votre propre santé…Ainsi, vous déterminerez une raison de vous battre activement contre le tabac.

En ce qui concerne l’évaluation de votre stade de dépendance, le recours au test de Fagerström vous sera d’une grande aide. Il s’agit en effet d’un test qui vous permettra d’apprécier d’une manière quantitative votre degré de dépendance. L’un des avantages est de pouvoir déterminer éventuellement la quantité des substituts nicotiniques nécessaires pour le sevrage. Enfin, il importe d’identifier une méthode d’arrêt qui convient le mieux à votre profil.

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Fixer une date d’arrêt

Procrastiner constituera pour vous, le meilleur moyen pour ne jamais commencer, et finalement d’échouer. C’est pour cela que vous ne devez pas vous hâter. Après avoir identifié la principale motivation qui vous pousse à arrêter et déterminé votre niveau de dépendance, il vous faut fixer une date pour commencer. Ceci vous permettra de vous apprêter au mieux. Au cours de cette période, prévoyez déjà comment venir à bout des tentations en réservant par exemple des substituts. Le jour fixé arrivé, déclenchez le processus et ne revenez en arrière sous aucun prétexte.

Ne pas se laisser décourager

Il est largement répandu l’assertion selon laquelle les premiers mois de sevrage au tabac seraient marqués par des manifestations de type prise de poids, irritabilité, insomnie, nausées…Qu’on vous prévienne donc à l’avance ! Il est effectivement possible que le manque de nicotine à laquelle l’organisme s’est entre temps habitué soit source de ces effets secondaires. Mais il faut savoir qu’ils ne sont ni permanents, ni irrémédiables.

Avec quelques ajustements d’ordre hygiéno-diététiques et la pratique d’une active physique, le problème de prise de poids devrait être résolu. Quant au syndrome de sevrage, l’usage de substituts nicotiniques permet d’en venir à bout. Il est donc important de ne pas se laisser distraire, décourager par cela.

Utiliser des substituts nicotiniques

Pour arrêter de fumer sans rien, utiliser des substituts nicotiniques peut augmenter vos chances de réussite de plus de 60%. En effet, lorsque l’on fume, la nicotine aspirée rejoint le sang et le cerveau assez rapidement. A la longue, elle crée un état de dépendance qui se caractérise par le fait que l’organisme réagisse d’une manière désagréable lorsqu’elle en manque (on note alors un manque de concentration, un état dépressif, une insomnie, de la fatigue…).

Ainsi, lorsque vous décidez de priver définitivement votre organisme de nicotine, le syndrome de sevrage consécutif peut vous conduire à une rechute.

Utiliser des substituts nicotiniques en quantité suffisante pour masquer ces effets peut alors fortement vous aider. Ils sont de plusieurs types dans le commerce. Vous pouvez retrouver des patchs, des comprimés, des gommes…Mais tous n’ont pas la même indication. A titre d’exemple, pour diffuser de la nicotine pendant un long moment, on peut recourir au patch. Mais pour une envie pressante, il est moins efficace qu’une gomme à mâcher. Quelques fois, afin d’obtenir un meilleur effet, on peut être amené à associer deux formes.

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Eviter les situations à risque

Il existe des situations qui vous prédisposent le plus à fumer. Identifiez-les et mettez un plan en œuvre pour pouvoir les éviter. A titre d’exemple, il est clair qu’une soirée ou un repas avec des amis fumeurs vous poussera à faire comme eux. Mais lorsqu’on vous propose de la cigarette, déclinez l’offre. A la fin du repas, brossez-vous les dents et préférez de l’eau ou de la tisane au café. Idéalement, évitez ces types de sorties et remplacez-les par des soirées cinéma ou des rendez-vous en des lieux où il est strictement interdit de fumer.

Résister pendant le craving

Le craving correspond à un besoin apparemment insurmontable de recourir à une substance psychoactive, la nicotine dans le cas d’espèce, dans un temps limité. Il a été scientifiquement prouvé que sa durée était de 5 minutes environ. Lorsqu’il survient donc, il est important de pouvoir résister pendant ce temps. Si possible, sortez faire un tour, buvez une bonne quantité d’eau, occupez-vous avec une activité ! Mais surtout, ne cédez pas. Utilisez vos substituts nicotiniques aussi si vous en avez.

Se faire soutenir

Il est important d’informer son entourage que l’on a amorcé un processus d’arrêt de cigarette pour bénéficier de son soutien. Si possible, prenez contact avec d’anciens fumeurs, rendez-vous sur des forums. Inspirez-vous des expériences partagées et des conseils donnés pour y arriver.

Surtout, ne soyez pas trop dur avec vous-même. Lorsque pour une raison ou une autre, vous cédiez à la tentation, dites-vous que ce n’est pas bien grave. Retenez les leçons de votre échec et servez-vous en pour réussir une prochaine fois. Il est admis qu’un fumeur ne réussit véritablement son sevrage qu’à la quatrième tentative en moyenne. Alors si vous échouez, réessayez ! Vous réussirez un jour. L’essentiel est de ne pas perdre l’objectif de vue.

Etes vous réellement dépendant ?

Pour savoir si vous êtes vraiment dépandant nous vous proposons un quiz de quelques minutes.

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