ARRÊTER DE FUMER PETIT À PETIT : COMMENT FAIRE ?

Arrêter de fumer petit à petit : comment faire ?

Lorsque l’on s’y met, abandonner le tabac d’un seul coup devient une tâche très ardue. En réalité, très peu nombreuses sont ces personnes qui réussissent à arrêter de fumer du jour au lendemain. La tendance est donc d’arrêter de fumer progressivement compte tenu de l’état de dépendance que crée la nicotine contenue dans le tabac. Plusieurs astuces permettent aujourd’hui à qui le désire de pouvoir réussir. Découvrez-les on ne peut plus exhaustivement dans la suite.


Le paradoxe autour de l’arrêt brutal du tabac

Pendant longtemps, l’arrêt brutal de la consommation du tabac a été considéré comme le meilleur moyen d’en finir avec le tabagisme actif. Plusieurs études scientifiques ont même permis de soutenir ce point de vue, comme celle menée à l’université de Minnesota. L’objectif de cette dernière était de comparer les effets sur la santé du tabagisme très actif et de celui peu actif, c’est-à-dire à consommation réduite. Les résultats obtenus montraient qu’il était noté une diminution non significative des marqueurs tumoraux dans les urines des sujets testés. Autrement dit, diminuer sa consommation de tabac ne constituerait pas une solution contre les effets délétères du tabagisme sur la santé. Pourquoi cela ?


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Une explication plausible serait que les personnes habituées à fumer, dès qu’elles réduisent la quantité de tabac, ajustent parallèlement la quantité de nicotine qu’il leur faut pour « se sentir bien ». Ainsi, le nombre de cigarettes baisse certes, mais la façon d’inhaler change également de façon à absorber plus de fumées. Il n’y a du coup aucun changement. Les recommandations de l’équipe de chercheurs seraient donc de privilégier un arrêt total (et brutal) à une diminution de la consommation. Pourtant, au vu des expériences et des études ultérieures, il est beaucoup conseillé d’arrêter de fumer progressivement. Pourquoi ?

Quels bénéfices tire-t-on d’un arrêt progressif du tabac ?

Il sied de préciser que l’objectif visé, que l’on opte pour un arrêt progressif ou un arrêt brutal, est de se passer définitivement du tabac. Les effets sur le court terme ne doivent donc pas faire perdre cet objectif de vue. Statistiquement, il faut 04 essais environ pour qu’un fumeur arrive à atteindre son objectif lorsqu’il décide d’arrêter brutalement. Certains n’y arrivent même pas. Serait-ce alors une méthode fiable pour se libérer de l’emprise du tabac. Certainement non. L’on gagnerait alors à expérimenter d’autres méthodes.

Une étude réalisée à l’université de Copenhague sur les effets immédiats de l’arrêt du tabac sur le cerveau a permis de noter que le flux de sang de même que le niveau d’oxygénation de ce dernier baissaient d’environ 17%. La conséquence de cela est la survenue d’une série de signes de type « démentiels » dans l’heure qui suit l’arrêt. Etant assez difficiles à surmonter, le sujet cède à la tentation et se remet à fumer. Ainsi, les signes de manque de nicotine constituent les ennemis les plus redoutables à vaincre dans la guerre contre le tabac. Une solution qui pourrait être fortement utile serait d’arrêter de fumer progressivement. En effet, l’avantage de cette méthode est de permettre au fumeur de changer ses habitudes tabagiques graduellement, d’apprendre à connaître le syndrome de sevrage sans brutalité afin de le maîtriser et de lui résister plus efficacement. Elle lui permet d’éviter l’angoisse qui entoure la décision d’arrêter brutalement et d’y aller à son rythme, en se fixant des objectifs réalistes et avançant progressivement.

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Tous les fumeurs sont-ils réceptifs ?

Si il y a bien une chose qui caractérise le mieux le monde, c’est bien la diversité. Dans le cas d’espèce, ceci voudra dire que cette méthode ne marchera pas sur tout le monde. En effet, certaines personnes ont beaucoup plus besoin d’une coupure brutale. Aller progressivement risquerait de provoquer une rechute chez elles ou de les entraîner dans un cycle vicieux qu’elles ne pourraient jamais briser. Il revient du coup à tout un chacun de choisir la méthode qui lui semblera la plus efficace en fonction de ses objectifs et de son tempérament. L’aide d’un spécialiste tabacologue ou même d’un pharmacien pourrait également être utile. Savoir s’entourer de personnes ressources peut donc être déterminante pour mettre toutes les chances de réussite de votre côté. Il y a également à votre disposition des livres qui vous serviront des conseils pour poursuivre votre cure anti-tabac.

Le préalable pour arrêter de fumer progressivement

Pour arrêter de fumer progressivement, il est important de mettre sur pied un chronogramme que l’on essayera de respecter. Le premier paramètre à fixer est la date à laquelle l’on devrait déjà avoir fini avec tous les soucis de tabagisme. Pour que ce soit spécial, l’on pourrait choisir le jour de déroulement d’un événement heureux comme un anniversaire, une fête religieuse… Aussi, est-il important de prévoir les paliers de réduction ! Quel sera le rythme de diminution de la quantité de cigarettes ? Combien de bouffées ?… Il faut surtout s’abstenir de se verser dans l’improvisation.

Pour mettre un plan réaliste sur pied, il faudrait d’abord que l’on connaisse son niveau de dépendance. Le test de Fagerström constitue un outil objectif pour pouvoir faire cette évaluation. De cette façon, l’on sait si l’on est très, moyennement ou peu dépendant. Le plan correspondant à chacun de ces niveaux pourra ainsi plus facilement être établi.

Les étapes de l’arrêt progressif du tabac

Arrêter de fumer progressivement se déroule en deux principales étapes. La première consiste à se donner six semaines pour arrêter définitivement la consommation. Durant les trois premières semaines, il faut nécessairement supprimer toutes les cigarettes qui ne sont pas indispensables, c’est-à-dire celles desquelles l’on peut se passer. Il ne restera donc qu’une quantité limitée de cigarettes. Pour pallier le manque des autres, il peut être utile d’utiliser des substituts nicotiniques.

Ensuite, durant les trois prochaines semaines, il faudra se libérer progressivement des cigarettes restantes. Au besoin, des substituts nicotiniques peuvent être employés. Cette étape est la plus difficile car marquée par la survenue de symptômes de manque. Mais l’on ne devra jamais baisser la garde. Si leur intensité est trop forte, l’on peut associer deux substituts nicotiniques. Mais les prises de ces dernières devront également diminuer avec le temps !

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