Quels sont les différents traitements pour un sevrage alcool ?

Le traitement du sevrage alcool est en constante étude et évolution. L’approche thérapeutique en alcoologie ne cesse de donner naissance à de nouveaux traitements. Elle prend désormais en considération les aspects physiques ainsi que psychologiques pour éradiquer l’addiction et prévenir les rechutes.

Quels sont les traitements médicamenteux disponibles aujourd’hui pour prendre en charge le sevrage de l’alcool ? Existe-t-il des alternatives naturelles ?

Arrêter de boire

La prise de décision personnelle d’arrêter de boire peut s’avérer très audacieuse. Les bénéfices sont énormes, la personne prend sa vie en main, décide de changer et de devenir ce qu’elle était avant. Néanmoins, cela ne peut être exempt de complications.

La période de sevrage peut engendrer beaucoup d’effets secondaires qui risquent de se compliquer et de causer de graves séquelles. Nous parlons ici des troubles mentaux qui peuvent s’installer progressivement jusqu’à atteindre le niveau le plus grave de délires hallucinatoires. De même, un arrêt total d’une consommation alcoolique intense et ancienne sans médication adéquate risque d’affaiblir le corps.

Il est indispensable d’être évalué pour qu’une prévention convenable soit mise en place, notamment en matière de rechutes.

Sevrage alcool traitement : les médicaments existants

Il existe trois médicaments pour sevrage alcoolique utilisés principalement et ayant une autorisation de mise sur le marché quant au maintien de l’abstinence chez une personne alcoolodépendante. Notons l’Acamprosate, la Naltrexone et enfin le Disulfirame.

L’Acamprosate et la Naltrexone font l’objet d’un traitement de première intention. Leur prescription s’envisage dès l’arrêt de la consommation d’alcool.  Ils ont le potentiel de réduire considérablement l’appétence pour l’alcool.

L’Acamprosate, quant à lui, ne présente pas de contre-indications majeures ou d’incompatibilité. Par contre, la Naltrexone s’avère contre-indiquée chez les patients dépendants aux opiacés. De plus, elle risque d’affecter grandement la vigilance si elle est prise en parallèle de la consommation d’alcool.

L’association de l’Acamprosate et de la Naltrexone est souvent préconisée. Le Disulfirame est prescrit en seconde intention, il est associé à plusieurs contre-indications et exige un maniement délicat.

Les huiles essentielles pour arrêter de boire

Il est possible que les huiles essentielles interviennent dans le processus de sevrage d’alcool.

Huile essentielle de laurier noble

L’huile essentielle de laurier noble procure au corps un effet d’équilibre et d’harmonisation. Elle renforce la confiance en soi. De même, elle renforce la volonté et favorise une meilleure concentration.

Huile essentielle de petit grain bigarade

L’huile essentielle de petit grain bigarade intervient pour contrer l’envie pulsatile de boire de l’alcool. Elle est également apaisante et possède des vertus relaxantes. Elle contrarie les sautes d’humeur et favorise le contrôle de soi.

Son action va jusqu’à impacter le système nerveux central pour stimuler une résistance aux envies d’alcool. En bref, cette huile essentielle agit sur les signes de manque tels que l’anxiété, le déprime, la colère et le stress.

Huile essentielle de romarin à verbénone

L’huile essentielle de romarin a une action efficace sur le foie, il joue un rôle de détoxification. Elle protège ainsi le foie et favorise le drainage hépatobiliaire. Ces facteurs combinés aident grandement le corps à récupérer en boostant les fonctions vitales.

Huile essentielle d’angélique

L’huile essentielle d’angélique est la meilleure des huiles dans la lutte contre l’addiction et le maintien de l’abstinence. Ses principes actifs ont des propriétés anxiolytiques et parviennent facilement à contrer la nervosité.

Et comme l’angoisse est le meilleur compagnon du sevrage, cette huile essentielle lutte contre ce symptôme majeur de dépression afin de ne pas perdre le contrôle sur soi. Et pour couronner le tout, elle contre les fortes envies de boire l’alcool.

Les centres et les cliniques

Le sevrage alcoolique en clinique est possible grâce aux Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie, ou CSAPA, qui prennent en charge les différentes addictions pour ensuite envisager un sevrage. C’est notamment le cas pour la dépendance à l’alcool. Le centre prodigue tous les soins nécessaires au sevrage alcoolique ainsi que tous les accompagnements aux aspects psychologiques et sociaux.

Les unités hospitalières d’addictologie proposent également des consultations externes, mais aussi des prises en charge de sevrage dans le milieu hospitalier. Ils renferment des équipes pluridisciplinaires qui sont à même d’assurer une prise en charge globale du sujet alcoolique souhaitant s’abstenir.

Enfin, certaines cliniques traitent aussi les addictions, y compris l’alcoolodépendance. En revanche, ces prises en charge relèvent du secteur privé et ne sont donc pas remboursables par l’État.

Vitamine B1 B6

Toujours, la prescription d’une supplémentation vitaminique à base de vitamine B1 et B6 est systématique. En effet, la consommation d’alcool entraîne des carences en ces deux vitamines. Au cours d’un sevrage alcoolique la prise des vitamines B1 et B6 sont fort recommandé. Car leurs carences risquent de causer des crises convulsives et des neuropathies (affections touchant les nerfs moteurs, sensitifs ainsi que les membres).

Homéopathie

L’homéopathie est une méthode thérapeutique de plus en plus répondue. Elle fait appel à l’administration de doses infinitésimales de substances qui, à doses plus élevées, produisent des signes similaires à ceux de la maladie à traiter.

En alcoologie, les professionnels sont satisfaits des progrès de l’homéopathie dans le sevrage alcoolique. Cette thérapie exige une consultation spécialisée, car son succès dépend de plusieurs caractéristiques aussi bien individuelles qu’environnementales.

Son utilisation requiert une connaissance parfaite en physiologie et en mécanismes d’alcoolisme. De même, quoique les traitements utilisés soient dépourvus d’effets secondaires graves, certains représente un maniement difficile. La moindre erreur en matière de doses expose à des complications graves qui potentialisent la dépendance à l’alcool ou, dans les cas extrêmes, donne naissance à bien plus de comportements agressifs et violents.

Souvent, l’homéopathie peut être combinée avec d’autres traitements médicamenteux, en particulier les traitements traitant les carences.

Autres traitements

La méthode ADIOS prend en charge la dépendance à l’alcool en veillant à diagnostiquer l’origine de la maladie. Elle veille à assurer une prise en charge psychologique via des techniques avancées et reconnues en neurosciences afin d’éradiquer carrément l’addiction. En quelque sorte, elle protège ainsi des risques de rechutes.

En somme

Quel que soit le traitement que l’on souhaite entreprendre, il s’avère indispensable de consulter un professionnel qualifié. L’alcoolisme faisant appel à des mécanismes complexes, un arrêt d’alcool sans suivi ou encore une automédication n’auront que des effets nocifs sur la santé physique et mentale.

Pourquoi est-ce si difficile de s’arrêter seul(e) ?

Il est difficile d’arrêter seul car l’arrêt fait parfois l’objet d’un conflit intérieur. En effet il y a une partie de la personne qui veut arrêter et une partie qui ne veut pas.

Quelle est cette partie qui ne veut pas ?

C’est souvent la partie en souffrance qui a besoin de décharger son fardeau. L’alcool soulage la souffrance dans un premier temps mais ne règle rien.

Aussi faut-il traiter les raisons profondes de l’addiction à l’alcool. Et tel est l’objectif d’un programme à l’institut ADIOS. La méthode ADIOS est une méthode stratégique destinée à supprimer ce comportement mis en place à un moment donné de votre vie.

A voir aussi : Combien de temps dure un sevrage alcoolique ?

                        Sevrage alcool et symptômes : les syndromes du manque

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