INTERVIEW : Abstinence alcool pendant 2 mois, voici mon histoire.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle François, j’ai 40 ans, divorcé avec deux enfants que j’aime par-dessus tout. J’exerce le métier de chef d’équipe dans la fonction publique. Et cela fait maintenant 2 mois que je suis en abstinence par rapport à l’alcool et je vais bien… Je me suis remis au sport – une activité que je ne pouvais plus faire quand je buvais, tellement j’avais perdu la vitalité, « la niaque ». Aujourd’hui, je n’ai plus envie de boire, j’ai arrêté, je suis fier de moi.

Pourquoi avez-vous décidé d’en venir à l’abstinence ?

J’étais fatigué de vivre avec ça, de ne pas pouvoir m’en passer. Quand j’ai entrepris mon programme à l’institut ADIOS, j’étais en arrêt de travail à cause de l’alcool. C’est suite aux conseils de mon médecin généraliste que je me suis pris en charge.

Au début, juste avant la première séance de mon programme, j’y croyais pas, j’étais très stressé : comment j’allais faire ? Comment j’allais m’en passer ? Je buvais du matin au soir et même parfois la nuit alors forcément j’avais peur. Je buvais des bières fortes, 6 à 7 par jour jusqu’à me mettre K.O.

J’étais devenu l’esclave de cette saloperie car avant de démarrer mon programme c’était le seul truc qui m’apaisait, l’alcool ! Ça me calmait des angoisses qui s’étaient multipliées depuis la mort de ma sœur.

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Ça faisait 15 ans que je buvais régulièrement et de plus en plus. Avant de prendre rendez-vous à l’institut ADIOS, je n’avais rien tenté pour arrêter de boire parce que pour moi c’était normal. Et c’est la femme que j’ai rencontrée, qui a mis le doigt dessus mais c’est vrai que moi, je voyais les choses différemment. Et aujourd’hui, vous voyez je fais l’expérience de l’abstinence depuis 2 mois et ça marche.

Parce que aussi il faut le dire, quand j’ai rencontré cette femme, je me suis mis à rêver de faire davantage de choses, des choses comme s’installer ensemble, retrouver une vie de famille avec mes filles, prendre un nouvel appartement, refaire du sport, partir en vacances, ne plus mettre mon fric là-dedans, je veux dire l’alcool.… Seulement voilà, pour réaliser tous ces projets, j’avais perdu la confiance.

Vous voyez je suis encore ému quand j’en parle, d’autant que j’avais des doutes sur la peur d’échouer aussi…D’échouer à faire ma vie et le pire : d’en mourir.

Comment s’est passé les premiers jours ?

Dès les premiers jours d’abstinence par rapport à l’alcool, je suis rentré du travail sans ressentir l’envie. Cela dit, j’avais déjà expérimenté tout au long de mon suivi thérapeutique l’abstinence. Je sais qu’un soir, alors que j’avais repris le travail, je suis arrivé chez moi sans ressentir l’envie. C’était une victoire.

Un autre changement a été de me réveiller le matin en bon état. Pour moi, tout au long du programme qui s’étale sur une dizaine séances de quelques heures, la consommation a diminué progressivement. De 6 à 7 bières, je suis passé à 5 par jour. Donc j’ai vu un changement dès le début.

Le changement est progressif. Pour certaines personnes, c’est net dès la première séance. Pour moi, car chacun est différent, l’abstinence est arrivée dès la 6 ième séance. Parce que il y avait beaucoup de choses à nettoyer si je peux dire les choses ainsi. Par exemple des événements douloureux dans ma vie, comme je vous ai dit la mort de ma sœur et d’autres mauvais souvenirs qui remontaient à l’enfance. Je savais pas tout ça.

Au fur et à mesure que je travaillais, au fur et à mesure je reprenais confiance. La méthode ADIOS, c’est un chemin.

Tout de suite avec le praticien, on a travaillé sur la peur, toutes les peurs et les émotions. Moi, j’avais beaucoup de colère, la colère de ne pas y arriver et la honte.

Voilà ce que j’ai découvert dans les premiers jours : la bataille à l’intérieur de moi entre une partie de moi qui veut arrêter, comme ils disent à l’institut, et la partie en souffrance qui ne veut pas. L’intégralité de la première séance, je l’ai enregistrée donc j’ai refait le travail sur les émotions et aussi tous les exercices qui sont conseillés comme la cohérence cardiaque pour faire diminuer le stress et l’anxiété… à faire 3 fois par jour.

Tous les jours, depuis 2 mois que je suis en abstinence d’alcool, je continue de faire mes exercices de respiration. Je sais aussi qu’un soir, alors que j’avais repris le travail, je suis arrivé chez moi sans ressentir l’envie.

Dans la première séance de travail thérapeutique, je me souviens aussi, c’était avec l’hypnose, j’ai ressenti du calme, de la sérénité et j’ai su que j’avais encore ça en moi… c’est là, présent et c’est cet état qui me permet depuis 2 mois d’expérimenter l’abstinence de l’alcool.

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Où en étiez-vous au bout du 30 ième jour ?

Au bout du 30 ième jour d’abstinence par rapport à l’alcool, j’avais repris le sport régulièrement.

Et après ces 2 mois ?

Je me sens tiré d’affaires car c’est plus stable en moi. Parfois quand je sens la liberté je souris tout seul dans le métro. Vous savez ce sont les peurs qui vous empêchent d’avancer.

Quels ont été les moments les plus durs selon vous ?

Les moments les plus durs, c’est quand j’ai rechuté au cours du traitement. Une fois ce fut plus fort que moi, je m’étais à nouveau noyé dans l’alcool. C’est là que le praticien m’a dit que jusqu’à présent on avait beaucoup travaillé sur l’envie, le symptôme et que j’étais prêt à travailler sur les raisons profondes.

Etes vous réellement dépendant ?

Pour savoir si vous êtes vraiment dépandant nous vous proposons un quiz de quelques minutes.

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