Anxiolytique et alcool : un mauvais mélange !

L’alcool a une action psychoactive comparable à celle des drogues les plus addictives. Il est parfois tentant de recourir à la consommation d’alcool lorsque l’on traverse une phase de dépression. Bien que cela ait une efficacité immédiate, une fois la période d’euphorie passée, on retombe dans une phase de dépression bien pire que celle qu’on tentait d’atténuer.

De plus en plus, l’on remarque des cas de dépression et d’anxiété couplés à des problèmes d’alcool. On ne peut pas affirmer très clairement que la consommation d’alcool soit à l’origine de l’anxiété (ce qui peut arriver) ni que ce soit ces épisodes dépressifs qui poussent le sujet à vouloir faire usage de l’alcool.

Les troubles anxieux et la dépression peuvent amener votre médecin traitant à vous prescrire des anxiolytiques pour lutter contre ces troubles et soulager les symptômes. Mais, il faut proscrire la consommation d’alcool durant le traitement puisque les anxiolytiques font partie des médicaments incompatibles avec l’alcool.

Pour le simple que, associés à de l’alcool, ces médicaments vont être nuisible voire toxique pour votre organisme.

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Qu’est-ce qu’un anxiolytique ?

Les anxiolytiques sont des médicaments prescrits à un patient traversant des crises d’angoisse ou un trouble anxieux chronique . Ils sont censés soulager le patient, le temps de passer la relève au système psychique de celui-ci.

Ils sont efficaces et soutiennent beaucoup le traitement des personnes affectées. Les anxiolytiques peuvent être de la famille des benzodiazépines ou non.

Le bromazépam, le prazépam, le lorazépam, et le diazépam sont des molécules anxiolytiques de la famille des benzodiazépines. Les benzodiazépines ont pour caractéristiques, un effet immédiat après la prise.

Les effets secondaires des anxiolytiques

Comme effets secondaires, ils provoquent la somnolence, l’étourdissement, le trouble de l’équilibre et de la mémoire. Il arrive qu’après un long traitement, que les patients deviennent dépendants de la médication.

Attention donc à ne pas les prendre sur une longue période de temps. (Au plus 12 semaines de traitement aux anxiolytiques.)

Les risques de mélanger anxiolytique et alcool

L’alcool et les anxiolytiques ont tous les deux une action dépressive sur le système nerveux et les mélanger va provoquer l’accentuation des effets secondaires, en particulier les effets sédatifs. Cela peut aller d’une plus grande somnolence et de la confusion jusqu’aux difficultés respiratoires, au coma.

Dans le cas contraire, l’alcool va venir accentuer les effets secondaires (effets indésirables) des anxiolytiques et atténuer le traitement préconisé. Selon la constitution chimique de ces anxiolytiques. Une personne sujette à un trouble dépressif peut avoir tendance à vouloir oublier la dépression en consommant de l’alcool.

Si vous suivez un traitement d’anxiolytiques, il est très fortement déconseillé de vouloir accélérer les effets en combinant alcool et anxiolytiques. Le mélange anxiolytique-alcool en plus de rendre moins efficace le traitement va aggraver votre inconfort en accentuant les effets secondaires. Ce n’est pas du tout recommandé et c’est même proscrit.

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Il est intéressant de relever que bon nombre de cas de dépression sont associés à une dépendance à l’alcool. Ce qui rend délicat la prise en charge de ces patients. En effet, il faut dans un premier temps procéder à un sevrage complet du patient afin de déterminer l’influence de la consommation d’alcool sur la santé mentale de celui-ci.

Pendant cette période, les anxiolytiques pourront être utilisés pour permettre au malade de surmonter cette phase de manque et les manifestations du sevrage (selon le degré de dépendance à l’alcool) : nausées, tremblements, sueurs…

Le sevrage à l’alcool peut se manifester plus ou moins fortement et peut même se révéler dangereux pour la santé et la vie de la personne sevrée.

Comment se faire prendre en charge ?

Même sans avoir réalisé le mélange de l’alcool avec vos médicaments, l’utilisation prolongée des anxiolytiques peut créer une situation de dépendance du patient par rapport au traitement.

C’est pourquoi il est toujours recommandé d’être suivi par son médecin pour plus de sécurité.

L’importance de se faire suivre par un médecin

Les anxiolytiques ne sont pas à prendre à la légère. Un suivi médical doit accompagner la prise des médicaments. Comme tout antidépresseurs, les anxiolytiques sont à utiliser avec un suivi médical rigoureux.

Bien que ce ne soit pas le cas de tous, certains malades peuvent devenir addictifs au traitement médicamenteux, remplaçant une dépendance par une autre.

Le traitement aux anxiolytiques doit forcément être ponctuel et venir en renfort à l’organisme durant une période que le médecin traitant définira.

L’arrêt de ce traitement est également progressif et effectué sous surveillance médicale. Au cas où, malgré l’usage de ces anxiolytiques, le problème persiste, on peut avoir recours à d’autres types de traitement : thérapie cognitive et comportementale, séances de relaxation, traitement antidépresseur.

Si l’anxiété a une durée plus longue dans le temps, le traitement aux anxiolytiques ne peut la traiter correctement. On peut alors recourir à d’autres types de médicaments (antihistaminiques, antidépresseurs, neuroleptiques…) pour un traitement plus long.

Etes vous réellement dépendant ?

Pour savoir si vous êtes vraiment dépandant nous vous proposons un quiz de quelques minutes.

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