Antihistaminique et alcool : un mauvais mélange

Publié le 2 mai, 2024 par Sarah Nacass

Antihistaminique et alcool

Un antihistaminique est un médicament qui permet de réduire ou d’éliminer les symptômes liés à une allergie. La consommation de ce médicament demande de prendre des précautions. Par exemple, il est dangereux de consommer de l’alcool lors d’un traitement sous antihistaminique.

En effet, lors d’une réaction allergique, les mastocytes, cellules régulatrices permettant la modulation des processus anti-inflammatoires, libèrent des histamines. Elles jouent le rôle de médiateur chimique. C’est pourquoi leur fixation sur les récepteurs cellulaires inflammatoires entraîne une stimulation de ces derniers. Seulement, si ces récepteurs sont stimulés intensément, ils déclenchent une forte réaction inflammatoire.

Pour contrer cela, les antihistaminiques permettent d’inhiber l’action des histamines. Ils ne réduisent pas leur production. Cependant, ils viennent se fixer sur les récepteurs inflammatoires et empêchent ainsi la fixation des histamines. Le nombre de récepteurs stimulés est donc réduit.

De ce fait, l’inflammation se résorbe ou disparaît totalement. Cette caractéristique permet naturellement aux antihistaminiques d’intégrer la liste des médicaments incompatibles avec l’alcool.


Qu’est-ce qu’un antihistaminique ?

Les antihistaminiques sont des neuroleptiques atypiques. Il existe deux types de récepteurs : les récepteurs H1 et les récepteurs H2. Selon leur stimulation les réactions sont différentes. Aussi, un antihistaminique ne peut pas inhiber les deux récepteurs simultanément.

Les antihistaminiques H1 sont administrés pour réduire les symptômes allergiques. Ils réduisent ainsi les inflammations respiratoires responsables de rhumes et d’éternuements. Pour cela, ils inhibent les récepteurs inflammatoires H1.

Les antihistaminiques H2 ont moins d’intérêt pour une réaction allergique inflammatoire. Ils permettent plutôt d’agir contre les troubles gastriques. En effet, les récepteurs H2 sont responsables de troubles de l’estomac ou de l’intestin grêle.

La stimulation des récepteurs H2 peut entraîner des vomissements. Même si les antihistaminiques H2 ne sont pas utiles contre les inflammations allergiques, ils peuvent cependant permettre de traiter l’urticaire chronique.

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Les risques de mélanger antihistaminique et alcool

Antihistaminique et alcool empruntent le même chemin

Les substances actives de l’alcool et des antihistaminiques empruntent la même voie dans le corps tout comme le font la plupart des psychotropes. En effet, leur absorption se fait au niveau de l’intestin grêle et leur élimination est traitée par les enzymes du foie.

C’est pourquoi la consommation simultanée des deux produits ne fait pas bon ménage. En fait, l’alcool peut réduire la vitesse d’absorption des antihistaminiques au niveau de l’intestin grêle.

Aussi, il est responsable d’une saturation du foie. Les enzymes responsables d’éliminer les principes actifs médicamenteux sont les mêmes qui éliminent l’alcool. De ce fait, l’organisme peut mettre du temps à éliminer les principes actifs médicamenteux.

 

L’alcool amplifie les effets secondaires de l’antihistaminique

Les médicaments anti allergiques ont un rôle inhibiteur dans l’organisme. Ils sont responsables de somnolences. Cependant, l’alcool renforce leurs effets néfastes. Ceci est dû au fait que les enzymes chargées d’éliminer les principes actifs médicamenteux doivent également éliminer l’afflux d’alcool. De ce fait, le taux de principes actifs dans le sang est élevé.

L’alcool présente également des risques de somnolence. Pour cette raison, la consommation d’alcool, même faible, associé à la diphenhydramine ou l’alimémazine peut mener à l’assoupissement. Il est fortement déconseillé de prendre le volant suite à la consommation de ce mauvais mélange.

Le mieux est d’éviter de boire de l’alcool si l’on prend des antihistaminiques. Et si cela vous paraît impossible pour le moment, vous pouvez envisager de vous faire accompagner par un Praticien en Activation du Changement ADIOS qui est spécialisé dans ce domaine. Il peut vous aider à diminuer votre consommation, voire l’arrêter totalement grâce à une méthode basée sur des techniques alternatives qui vont travailler avec l’inconscient. En effet, seul votre inconscient est capable de vous aider à changer car c’est lui qui a mis en place le comportement, et c’est donc lui qui pourra vous aider à opérer un changement.

Les effets secondaires des antihistaminiques


Les effets secondaires des antihistaminiques

La somnolence

Nous l’avons abordé plus haut, ces médicaments présentent des risques de somnolence. En effet, l’histamine est aussi régulatrice de la vigilance. Or, son inhibition abaisse le taux de vigilance. Aussi, il est possible de ressentir une fatigue chronique.

Même sans cumuler les antihistaminiques avec la consommation d’alcool, il est vital de rester très vigilant et éviter de prendre le volant.

 

La prise de poids

Les antihistaminiques inhibent également l’action de la leptine. Cette dernière diminue la sensation de faim. De ce fait, l’appétit et le poids augmentent. De plus, ils ralentissent l’élimination des graisses.

 

Les troubles cardiaques

Chez certaines personnes, la prise de ces médicaments peut provoquer l’allongement des intervalles entre chaque battement de cœur. Il est donc conseillé de ne pas prendre ces médicaments en cas de dégénérescence cardiaque connue. Aussi, il est nécessaire de consulter un cardiologue pour trouver le médicament adapté.

Le glaucome

Le glaucome est une maladie des yeux. Il se traduit par des yeux rouges, des douleurs oculaires et une vision floue. Les antihistaminiques peuvent déclencher un glaucome.

Dans ce cas, il est nécessaire de consulter un spécialiste de toute urgence. Aussi, il est important d’éviter de consommer ces médicaments anti allergiques en cas d’antécédents de glaucome dans la famille ou d’hypertension.

Une digestion perturbée

La prise d’antihistaminique peut provoquer des complications gastriques. Des douleurs intestinales, des diarrhées, des vomissements ou des constipations peuvent faire leur apparition.

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Comment se faire prendre en charge ?

La prévention comportementale

Malgré la prise en charge médicale, il est important de traiter l’allergie à sa source. C’est pourquoi il est judicieux de limiter les contacts avec les éléments allergiques connus, le plus possible.

L‘hygiène de vie est très importante. Ainsi, une alimentation équilibrée permet de prévenir des réactions inflammatoires. Cela évite les dérèglements de l’organisme. Le tabagisme peut également être responsable de l’apparition de troubles allergiques.

Cette prévention peut aussi se faire grâce à un Praticien en Activation du Changement ADIOS qui vous permet de travailler sur l’origine de l’allergie et par conséquent, pourquoi pas, diminuer les symptômes. Rien n’est acquis dans ce domaine, mais tout est possible ! Un accompagnement ADIOS peut réellement vous aider à travailler sur l’origine de l’allergie qui on le sait aujourd’hui, est souvent d’origine traumatique. L’Institut ADIOS est expert dans la réparation des traumatismes et du trouble de l’attachement, et c’est pourquoi il peut réellement vous accompagner avec succès.

La prise en charge médicale

Cependant, il est très important d’explorer auparavant la voie médicale traditionnelle.

Même s’il est possible de se procurer des antihistaminiques sans ordonnance, la prise en charge médicale permet de mettre en place un traitement médicamenteux ciblé afin de réduire les crises allergiques. Les antihistaminiques permettent d’anticiper les mauvaises réactions avant qu’elles ne se déclarent.

Néanmoins, une fois l’allergie déclarée, leur efficacité est limitée pour guérir les symptômes. Aussi, chez certains patients, il est possible d’identifier précisément la cause allergène. Dans ce cas, il est possible de procéder à une désensibilisation ou une immunothérapie.

Ces pratiques médicales plutôt rares immunisent le patient ou le rendent insensible à la molécule responsable de la réaction allergique.

L'importance de se faire suivre par un médecin


L’importance de se faire suivre par un médecin

Pour commencer, il est très important de ne pas négliger le suivi médical en cas d’allergie sous prétexte que la cause allergène a été identifiée. En effet, la connaissance d’une allergie est un processus très long qui demande aux médecins de nombreuses analyses pour la contrer efficacement.

Ensuite, il peut y avoir des intolérances liées aux facteurs allergènes. Un suivi médical poussé permet de détecter ces dernières. Plus le médecin disposera d’éléments, plus les crises allergiques se produiront rares. Le médecin pourra prévenir les scénarios catastrophiques en cas d’exposition forte.

 

Enfin, les allergies évoluent avec le temps. Ce qui était vrai il y a quelques années ne l’est peut être plus aujourd’hui, notamment chez les enfants. En étant suivi par un médecin, il est ainsi possible de contrôler l’évolution de l’allergie et d’adapter les traitements et les comportements pour éviter les réactions inflammatoires.

Bien sûr, il est possible d’explorer d’autres voies alternatives avec un accompagnement ADIOS reposant sur plusieurs techniques de thérapie brève agissant sur l’inconscient ! L’inconscient est capable de modifier les réactions inconscientes du corps, car il les a mises en place à un moment passé, où il avait une intention positive à réagir de cette manière. Un accompagnement peut permettre de désactiver cette réaction.

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