Morphine Drogue, c’est quoi?

La morphine est une substance dérivée de l’opium, découverte au début du XIXe siècle par le pharmacien allemand Friedrich Wilhelm Sertürner et dont le nom provient de la divinité associée aux rêves et au sommeil dans la mythologie grecque, Morphée. Ce nom est dû à son effet sédatif puissant. La morphine est principalement utilisée en tant que médicament contre la douleur, mais peut aussi être utilisé comme drogue, comme le rappelle la célèbre chanson du groupe de rock anglais The Rolling Stones, Sister Morphine. Sa consommation doit donc être systématiquement encadrée, et elles comportent des risques et effets secondaires qu’il ne faut pas négliger. 

Qu’est ce que la morphine ?

La morphine est un opioïde (dérivé de l’opium), fabriqué à partir de feuilles de pavot. C’est un stupéfiant dont l’utilisation est très réglementée et qui peut être prescrit comme médicament. La morphine a un effet sédatif et agit comme antidouleur, pour cette raison elle est souvent utilisée pour soulager les douleurs chroniques, comme les douleurs articulaires. La morphine peut inhiber les récepteurs de douleur, envoyant ainsi de fausses informations au cerveau permettant d’atténuer ou de supprimer la douleur. Elle se consomme sous plusieurs formes : le sulfate de morphine, à usage oral, en gélule, comprimés ou sirops, et le chlorhydrate de morphine, injectable (en général utilisé lors d’opérations ou pour les traitements de cancer). C’est une substance addictive mais si la consommation est bien encadrée, le patient ne tombe pas dans la dépendance. 

Qui consomme la morphine ?

Les antalgiques et analgésiques sont classés en trois paliers par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : la morphine appartient au troisième palier. Ainsi, la morphine n’est utilisée qu’en cas d’inefficacité des médicaments du deuxième palier. La morphine est donc principalement consommée par des personnes atteintes de maladie importante, comme des cancers ou des maladies chroniques, et sa consommation est sérieusement encadrée par des professionnels de santé. Cependant, son usage peut être détourné pour servir de drogue “dure”. Dans ce cas, la consommation se fait principalement par voies intraveineuses. Il arrive que la morphine soit également prise par les toxicomanes sous forme de comprimé ou fumé. Il faut savoir que couper ou écraser un comprimé de morphine entraîne un risque augmenté d’effets indésirables, car les comprimés sont enduits d’un film protecteur qui permet la libération progressive de la morphine. Lorsque ce film est endommagé, la morphine se libère plus rapidement.

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Quels sont les effets de la morphine ?

La principale utilité de la morphine est son effet antidouleur. Sur les patients traités par cette substance, la morphine peut provoquer la suppression de la douleur et entraîne une sensation de bien-être et de détente, et parfois une sensation d’euphorie. Les effets peuvent durer jusqu’à 24 heures en cas d’utilisation sous forme prolongée. Pour les toxicomanes, la morphine est recherchée car ses effets ressemblent à ceux de l’héroïne et peuvent être anxiolytiques, calmant ou encore désinhibants. 

Combien de temps dure la sensation ?

Lorsqu’elle est utilisée sous forme à libération prolongée, les effets de la morphine  débutent 90 minutes après la prise et durent de 12 à 24 heures. Cette forme est à privilégier en cas de douleurs intenses et permanentes. Sous forme de libération immédiate, les effets arrivent au bout de 30 minutes et ne durent que quelques heures (environ 4 heures), ce qui rend les risques de dépendance plus importants. Cette libération courte est utilisée en cas de douleurs intenses mais intermittentes. Lorsque les effets ne sont plus ressentis ou plus suffisants, le patient se voit augmenter les doses par son médecin. Toutefois, c’est toujours au médecin de décider s’il faut ou non augmenter les prises car le risque de dépendance n’est pas inexistant. 

La drogue peut-elle créer une addiction ou une forme de dépendance ?

Les études montrent que les patients traités par morphine développent rarement une dépendance. Si la consommation est bien surveillée, elle ne rencontre pas de risque élevé d’addiction. Une tolérance à la morphine peut toutefois s’installer et entraîner une diminution de ses effets, mais il existe des médicaments spécifiques pour réduire cette tolérance. Le plus souvent, la demande d’augmentation des doses par les patients est plus un signe que la maladie traitée évolue, plutôt qu’un signe que la morphine n’agit plus. Toutefois, la morphine reste une substance qui peut provoquer une forte dépendance physique et psychologique si la consommation n’est pas encadrée. Ainsi, lorsque son usage est détourné, le risque d’addiction est grand.

Les risques et dangers

Si la consommation de morphine est extrêmement surveillée et que la substance n’est utilisée qu’en cas de dernier recours, c’est parce qu’elle comporte des risques. En effet, la consommation de morphine peut entraîner des effets secondaires tels que constipation et nausée, vomissements, dépression respiratoire, confusion mentale, hypotension orthostatique et autres problèmes importants. Un patient doit donc toujours prévenir son médecin des moindres anomalies pour qu’elles puissent être traitées immédiatement. Pour une personne toxicomane, la morphine est très risquée car la dépendance se fait rapidement. Une personne dépendante peut rapidement ressentir des effets inquiétants tels que sensation de froid, myalgies, douleurs osseuses, insomnie, mydriase, tachycardie et anxiété. Non-encadrée, la consommation peut rapidement devenir dangereuse. De plus, le risque d’overdose existe : en cas de prises excessives ou par association avec d’autres substances dépressives (alcool, sédatifs…), l’injection intraveineuse peut entraîner une dépression respiratoire qui peut causer la mort. 

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Comment faire un sevrage ?

En général, le sevrage de morphine se fait progressivement : le médecin diminue la dose sur plusieurs mois, quelquefois sur plusieurs années. Si la consommation est stoppée d’un coup, un syndrome du sevrage s’installe. Pendant deux à trois jours, le consommateur ressent alors des maux de tête, de la chair de poule, des grelottements, des douleurs musculaires et des vomissements. Pour des personnes à la santé physique ou mentale fragile, ces effets peuvent être très difficiles à vivre. Il faut donc éviter un sevrage abrupt. Toutefois, en cas d’addiction, il existe des médicaments pour aider à lutter contre les différents symptômes du manque. Pour se sevrer, certains services de soins proposent des sevrages hospitaliers, qui durent entre une et deux semaines. Il est également important d’être accompagné psychologiquement, par un psychiatre, un addictologue ou son médecin généraliste. La prise en charge d’une personne morphinomane nécessite donc un suivi à la fois médical, psychiatrique et social, à moyen ou long terme.  

Les questions les plus fréquentes

Ou est -ce que la morphine est la plus utilisée  ?

La morphine est le plus utilisé dans les hôpitaux et elle est injectée par transfusion au patient .

Est-il possible d’acheter de la morphine sans ordonnance ?

La réponse est oui . Les personnes se procurent de la morphine sur des sites clandestins ou en les volant dans des centres de santé.

Comment détecter la morphine dans le corps ?

Il faut réaliser un test urinaire pour opiacés et vous avez les résultats en quelques minutes .

















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